Dans le but
me mener une évaluation de l’impact de 10 ans de conflit : 1996 – 2006, une
équipe de la WCS /Epulu a mené une étude
sur la distribution et
fréquence de la grande faune et des activités humaines pour l’ensemble de la Réserve de Faune à Okapis.
Cette étude a
montré que les populations importantes des espèces phares sont
toujours présentes dans la RFO: l’éléphant, l’okapi et le chimpanzé.
Les habitats de la Réserve,
et surtout les inselbergs, habitat unique du site, sont intacts. Trois des
quatre grandes salines (edos) connues de la RFO sont toujours fréquentées par
la grande faune.
Les populations
importantes des espèces phares sont toujours présentes dans la RFO: l’éléphant,
l’okapi et le
chimpanzé. Les habitats de la Réserve, et surtout les inselbergs, habitat
unique du
site, sont
intacts. Trois des quatre grandes salines (edos) connues de la RFO sont
toujours
fréquentées par
la grande faune.
La grande faune,
à part l’éléphant et 12 espèces de singes, était plus fréquente et plus
abondante au centre de la
Réserve, dans une zone éloignée d’occupation humaine permanente, Cette zone est proposée comme
zone de protection intégrale.
Sa mise en
oeuvre devrait être une priorité pour l’ICCN et ses partenaires au niveau de
site.
Une deuxième
zone intégrale devrait aussi être prévue dans le secteur de mono dominance de Gilbertiondendron
dewevrei.
L’éléphant était
plus abondant dans la partie centre de la RFO, avec tendance vers le sud et
traversant la
zone routière. Cette zone était moins braconnée pendant la période de conflit.
Les 12 espèces de
singes de la RFO sont plus fréquemment observées dans la zone routière où se
trouve une mosaïque de
forêt secondaire préférée.
La partie de la
Réserve avoisinant la route, qui comprend les zones agricoles, ainsi que la
forêt
proposée comme
zone de chasse traditionnelle ont les populations de grande faune moins
abondante que la
zone intégrale, a part l’éléphant et les singes.
La population
d’éléphant de la RFO a été réduite de 48 pourcent depuis le premier inventaire
de
1995, une perte
estimée de 3260 éléphants. La majorité, sinon la totalité de cette réduction
pourrait être
attribuée au braconnage pendant le conflit. Ce braconnage était entamé par les
milices de
rebelles, les militaires et les éléments de la police nationale.
Le braconnage le
plus intensifié a eu lieu de 2002 jusqu'à la fin de la transition politique et
la mise en place de l’administration élue en 2006. Sa maîtrise témoigne
l’importance des efforts de l’ICCN et ses gardes sur le terrain.
La population de
l’okapi de la RFO a été réduite par 43 pourcent pendant les dix ans du conflit,
une perte
estimée de 2000 têtes. Nous ne pouvons attribuer cette réduction qu’au
braconnage,
même
si l’okapi
n’était pas, comme le cas de
l’éléphant, une espèce spécifiquement
ciblée par
les chasseurs.
Les populations
de 5 espèces de Céphalophes, espèces les plus ciblées par les populations
autochtones de
la RFO (Pygmée et villageoise) qui utilisent la chasse au filet, la chasse à
l’arc et
les pièges, ont
connu aussi des réductions importantes pendant les dix ans du conflit. Les
réductions des
populations étaient de 26 à 59 pourcent, suivant l’espèce. La réduction des
populations de
Céphalophe à dos jaune était la plus dramatique.
Les indicateurs
de passage humain (pistes, coupes de machette) et des activités extractives ont
été trouvés partout
dans la Réserve. Néanmoins les indicateurs de la chasse étaient sensiblement moins
fréquemment observés dans la zone proposée de protection intégrale qu’ailleurs
dans la zone de chasse
et la zone routière.
Presque la
totalité de l’évidence de la chasse observée dans la zone de protection
intégrale
pourrait être
associée avec la chasse commerciale. Néanmoins la zone intégrale est exploitée
saisonnièrement
par les pygmées Efe pour la récolte de miel.
Très
peu
d’évidence récente de braconnage
d’éléphant a été observée,
montrant que les
efforts de lutte
anti-braconnage de l’ICCN au niveau de site ont eu un résultat favorable. Une
surveillance continue est
néanmoins nécessaire.
La chasse
commerciale principalement des céphalophes pour le marché de bushmeat a connu
une recrudescence
importante pendant le conflit, Cette chasse n’est pas encore contrôlée jusqu’à présent.
Deux cadavres
d’okapi mort, trouvés dans les pièges, montrent que même les espèces phares de la RFO
sont en risque par la chasse actuellement pratiquée.
Les réductions
importantes des populations de céphalophes depuis les derniers dix ans montrent
que la chasse
actuellement pratiquée n’est pas durable. Les populations réduites de
céphalophes se trouvent sur
plus de la moitié de la Réserve.
Une chasse de
céphalophes semblerait être non durable dans la partie sud et centre de la RFO
avant même les
premiers inventaires en 1993 à 1995. L’impact de cette chasse est plus évident
dans les zones
occupées et exploitées par les chasseurs Mbuti qui utilisent la chasse au
filet. Les
réductions des
populations de céphalophe dans les zones occupées par les pygmées Efe, qui
n’utilisent que
l’arc, sont moins importantes. Il faut noter que la chasse à piège est
pratiquée
principalement
par les villageois aussi dans les zones de chasse au filet que dans les zones
ailleurs.
La chasse au
filet des Mbuti est une des principales sources du gibier pour le commerce de
bushmeat.
Les évidences
récentes de l’exploitation minière étaient peu fréquentes. Il est évident que
les
efforts de
l’ICCN et ses partenaires de fermer les petites carrières et d’appliquer la
réglementation contre
l’exploitation minière ont eu des résultats favorables. Une vigilance continue
est toujours nécessaire.
Seulement 5 petits
villages et un nombre réduit de champs hors des zones agricoles ont été
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