COURS 4

 

                       17 novembre 1987

 

 

 

LA PULSION DE MORT ET SES DESTINS

 

Chapitre VI de l'Au-delà du principe de plaisir

 

 

     Ce chapitre rassemble l'essentiel de l'hypothèse théorique de la pulsion de mort.  C'est un chapitre étonnamment dense, d'une richesse tout à fait extraordinaire tant sur le plan de la nature de la pensée psychanalytique que sur la place que cette pensée occupe par rapport, nous le verrons, à la pensée scientifique d'une part et à la pensée mythique de l'autre.  Freud y effectue enfin un certain nombre de mises au point et de retournements théorique - en particulier en ce qui concerne la théorie de la libido - tout à fait cruciaux.

 

     Je vous propose - pour commencer notre travail de ce soir - d'en suivre les développements d'assez près et de les assaisonner de quelques remarques.  Monsieur Michel Clément nous montrera ensuite comment et de quelle manière la pensée freudienne de la mort se déploie dans un texte important: L'inquiétante étrangeté.  Il peut vous sembler que nous accordons beaucoup de temps à des considérations - des spéculations comme dit Freud - bien abstraites et bien éloignées de la quotidienneté de nos pratiques.  Mais justement, ce qui fait - pour des praticiens - la difficulté d'utiliser ce concept de pulsion de mort, c'est qu'il ne saurait en aucune manière être tiré de l'observation clinique.  La pulsion de mort apparaît en terme d'un saut de la pensée, nécessité par le développement de la théorie psychanalytique et les impasses, les contradictions résultant de ce développement (J. Imbeault).  Ce texte - au même titre que l'Esquisse et la plupart des grands textes freudiens - montre bien que la pensée psychanalytique ne saurait absolument pas être réduite à une discipline d'observation et d'interprétation des faits psychiques au nom d'un quelconque savoir herméneutique acquis une fois pour toute et simplement cumulatif (la psychanalyse américaine); mais que bien plutôt la pensée psychanalytique oscille entre l'observation de phénomènes dont la nature n'est pas toujours objectivable, quantifiable d'une part, la critique des discours scientifiques ou autres qui semblent s'intéresser à des phénomènes plus ou moins semblables d'autre part, et enfin un véritable acte païétique, un acte de création dans le champ de la pensée et de la parole dont l'invention de la pulsion de mort est un exemple auquel tout le travail fait jusqu'à ce moment même du saut peut avoir à être remanié voire même complètement repris sur d'autres bases ou, le cas échéant, abandonné au profit d'autre chose.  La portée exemplaire de ce texte - et je crois que Gisèle Blais Rampie y a fait allusion à notre dernière rencontre - tient à ce qu'il nous montre comment la pensée psychanalytique fonctionne, de quel mouvement elle est animée où qu'elle se manifeste: dans la cure, aussi bien que dans un texte, d'apparence purement théorique mais d'apparence seulement, comme celui-ci que nous lisons en ce moment.

 

     Dans ce chapitre qui forme presque un tout en soi, on peut distinguer grosso modo, cinq moments si l'on veut bien considérer que la pensée y est en mouvement beaucoup plus qu'elle n'expose quoi que ce soit, ce n'est pas une pensée qui montre quelque chose d'autre qu'elle-même.     Elle se montre en son mouvement même.  Elle ne dévoile pas une structure, elle structure un bout de Réel (pour reprendre un terme de Lacan).

 

 

Premier moment 

 

     C'est un rappel - sous forme assertive - de l'hypothèse concernant le dualisme pulsionnel nouveau postulé dans le chapitre précédent, à partir de la reconnaissance du caractère fondamental de l'automatisme de répétition: cette force qui - plaisir au pas plaisir - tend à faire que ré-advienne un état antérieur.  La pensée psychanaytique distingue deux séries de pulsion:

 

       -  les pulsions du moi, de mort, définies par leur but: elles tendent vers la mort.

 

       -  les pulsions sexuelles de vie qui, elles aussi d'une certaine manière tendent vers la mort, mais en la différant au profit de la continuation de la vie.

 

     Toutefois, de ces deux séries pulsionnelles, c'est surtout à la première série qu'on peut attribuer d'être éminemment répétitive et, par conséquent, régressive.  Ce sont les pulsions par excellence si l'on maintient que l'essence de la pulsion est de restaurer un état antérieur des choses. 

 

     Quant aux pulsions sexuelles, en leur essence, elles assurent la reconduction de la vie par la fusion de deux cellules germinales différenciées.  On pourrait dire qu'à force de différer, de remettre la mort à plus tard, elles tendent vers l'immortalité.  En ce point du développement de sa pensée Freud remarque - à propos des pulsions sexuelles - qu'on ne sait pas en quoi, en tant que pulsions, elles répètent ni quel état originel de la sexualité elles réactualisent.

 

     L'hypothèse de base concernant la mort adoptée par Freud est que tout être vivant meurt nécessairement de causes internes.  Il s'agit là d'une nécessité, d'une Asojan fondamentale dont Freud remarque que d'une part il se peut que l'idée de cette nécessité universelle et absolue ne soit peut-être là que pour nous aider à supporter le fardeau de l'existence: c'est notre lot à tous; mais que, d'autre part, cette idée qu'il s'agit d'une nécessité interne est loin d'être largement partagée et que l'idée de mort reste encore souvent attribuée à des forces extérieures maléfiques.  Idée qu'on retrouve souvent dans l'analyse (je vous en reparlerai à propos de Lisbeth) mais qui est au coeur, au fondement de la pensée vetero testamentaire, au fondement de la civilisation judéo-chrétienne où c'est le mal qui amène la chute de l'homme dans la connaissance et la mortalité à partir d'une immortalité originelle inconnaissable (arbre de connaissance ou arbre de vie) les deux s'excluent réciproquement.

 

 

Deuxième moment

 

     Le deuxième moment est un détour vers la biologie à laquelle Freud semble vouloir demander ce qu'elle a à dire quant à l'anarchie de la mort et le caractère répétitif de la vie.  Auprès de laquelle il semble vouloir trouver un fondement à sa spéculation.  Il se tourne vers Weismann dont la distinction au sein de toute matière vivante entre le saura, le corps proprement dit, mortel, et le germon, les cellules de la reproduction en quelque sorte immortelles, semble recouper le dualisme pulsionnel postulé par Freud.  Toutefois, après avoir évoqué les travaux de Weismann, Freud remarque: "nous, de notre côté, nous ne nous sommes pas occupé de la substance vivante, mais des forces opérant en elle, ce qui nous a conduit à distinguer deux sortes de pulsion: celles qui cherchent à conduire la vie à la mort, et les autres, les pulsions sexuelles, qui indéfiniment tendent et parviennent à renouveler la vie".  Il y a là conclu provisoirement Freud comme un corollaire dynamique à la théorie morphologique de Weismann.  Dans les pages qui suivent nous allons pourtant voir que la pensée psychanalytique est tout autre chose qu'un corollaire de la pensée biologique.

 

     D'ailleurs la ressemblance n'est que très superficielle puisque la théorie de Weismann ne vaut que pour les organismes pluricellulaires.  Les unicellulaires eux, dont toute la substance participe à la reproduction sont, quant à eux immortels.  Ceci semblerait alors indiquer que la mort n'apparaîtrait que chez les espèces évoluées et qu'à l'origine des espèces, la vie serait immortelle.  [On peut se demander si Freud en soulignant ce trait ne montre pas comment l'idéologie judéo-chrétienne s'infiltre jusqu'au coeur même de la pensée scientifique.]  La différence de fond entre Weismann et Freud est en fin de compte énorme puisque chez celui-ci (Weismann) "la mort n'est pas une propriété originaire de la substance vivante et ne peut-être tenue pour une nécessité absolue (comme ce l'est chez Freud) fondée dans l'essence de la vie.  Ce serait la reproduction qui constituerait une propriété originaire de la matière vivante comme la croissance dont elle dérive; la vie, depuis son apparition sur terre, n'a pas connu de solution de continuité."  Bien sûr une telle hypothèse contredirait celle d'une pulsion de mort originaire, mais Freud en souligne, en passant, le caractère endoxal en remarquant qu'une "telle conception de la mort est assurément bien plus proche de la façon dont les hommes pensent habituellement la mort".  Manière élégante et discrète de discréditer la valeur scientifique des hypothèses de Weismann en les ramenant à l'opinion courante et non éclairée des hommes.

 

     Rapidement Freud évoque les critiques ou prolongements qui, au sein de la biologie, ont été faites aux travaux de Weismann.  La mort comme conséquence de la reproduction si l'un estime que lorsque la cellule mère se divise en deux cellules filles, elle meurt à elle-même.  La découverte aussi que si elle se développe dans son propre milieu et s'y multiplie, la cellule meurt intoxiquée par ses propres déchets après avoir dégénéré de génération en génération.  [Une hypothèse qui n'est pas sans éveiller bien des échos sur la manière dont l'homme habite sa planète.]

 

     En fin de compte Freud retient deux conclusions de son détour par la biologie:

 

       1) Au niveau des unicellulaires on peut constater que la cellule rajeunit par amphimixis, mais aussi grâce à des excitations chimiques en provenance de l'extérieur (Loeb et ses oursins).

 

       2) Le processus vital mène vraisemblement les infusaires à la mort.  "Laissé à lui-même, l'infusaire meurt d'une mort naturelle du fait d'une élimination imparfaite des produits de son propre métabolisme."

 

     Freud fait une pose en se demandant si le détour par la biologie a été véritablement éclairant, dans la mesure où la question de la mort y est spécifiquement liée à une expression morphologique des conditions d'existence.  Si l'on saute dans le registre dynamique, ce qui se joue de mortel ou d'immortel au niveau de la substance n'a plus aucune pertinence.  Et Freud introduit ici une distinction ntout à fait fondamentale entre deux aspects très différents de la mort: "même si les protistes s'avèrent immortels au sens de Weismann, sa thèse qui fait de la mort une acquisition tardive ne vaut que pour les phénomènes manifestes de la mort et n'interdit aucune hypothèse relative aux processus qui poussent à la mort."  "Ainsi, ajoute Freud, notre attente de voir la biologie nous refuser sûrement et simplement le droit de reconnaître les pulsions de mort n'a pas été remplie".  Sans doute, mais ce détour a permis à Freud de faire une distinction fondamentale entre la mort de la substance et la mort comme force de mort.  La première relevant de la biologie.  La seconde, hétérogène à la première, relevant de la psychanalyse.  La première résultant des observations sur la morphologie du vivant, la seconde d'une hypothèse sur la dynamique du vivant.

 

     Reprenant alors son examen du dualisme pulsionnel à partir d'une autre hypothèse biologique selon laquelle la vie est le jeu dialectique de forces d'assimilation et de forces de destruction qu'il articule à sa propre conception de la mort comme but de la vie et de la pulsion sexuelle comme volonté de vie, Freud fait un détour par la théorie de la libido afin de formuler autrement qu'en termes biologiques la coopération entre les cellules à prolonger la vie (les forces d'assimilation que j'évoquais à l'instant).

 

     Ce faisant Freud opère un renversement tout à fait spectaculaire en montrant qu'en fait ce n'est pas la biologie qui fonde la psychanalyse, car, somme toute, elle ne lui apporte rien qui vaille, mais que c'est la psychanalyse qui seule peut donner - grâce à sa théorie de la libido - l'explication fondamentale des phénomènes observés par la biologie, telles, par exemple, le jeu des forces d'assimilation.

 

     Du point de vue psychanalytique: ce sont les pulsions de vie ou pulsions sexuelles actives dans chaque cellule qui prennent pour objet les autres cellules dont elles neutralisent en partie les pulsions de mort - ou plutôt les processus provoqués par   celles-ci -, les maintenant ainsi en vie; d'autres cellules en font autant pour elles, d'autres encore se sacrifient dans l'exercice de cette fonction libidinale.  Quant aux cellules germinales, elles se comporteraient de façon absolument narcissique, - [... ne dépensant aucune énergie dans des investissements d'objet] [même chose pour les cellules cancéreuses].

 

Troisième moment:  La (-) de la libido: A) vue d'ensemble; B) clinique.

 

  A) Vue d'ensemble sur la théorie de la libido et rappel des grandes étapes de son développement

 

     Première étape.  Distinction appositive entre pulsions sexuelles, dirigées vers l'objet et pulsion du moi destinés entre autres à l'auto-conservation de l'individu (amour versus faim).  Ce premier geste a permis de développer une (-) élargie de la sexualité.  Pulsions sexuelles versus pulsions du moi (auto-conservation).

 

     Deuxième étape.  Etude plus approfondie du moi d'abord connu comme instance censurante, refoulante et capable de construire des formations réactionnelles pour être ensuite reconnu comme lieu de la libido narcissique, c'est-à-dire d'une libido qui, issue du moi, le prend comme objet.  "Cette libido narcissique était naturellement aussi la manifestation de la force des pulsions sexuelles, au sens analytique du mot, et on fut obligé d'identifier celles-ci aux `pulsions d'auto-conservation' dont l'existence avait été admise d'emblée."

 

     Y-a-t-il toujours opposition pulsionnelle si les pulsions d'auto-conservation du moi s'avèrent également de nature libidinale?  "Il n'y a peut-être absolument pas d'autres pulsions que libidnales" (c'est la thèse que retiendra Jean Laplanche).

 

     Troisième étape.  "Du moins, se reprend Freud, n'en existe-t-il pas d'autres qui soient visibles."  Renvoyant ainsi à une nouvelle opposition, pulsions visibles libidnales versus pulsions invisibles, c'est-à-dire pulsions de vie (sexuelles et narcissiques) versus pulsions de mort (du moi).

 

     Mais il ne s'agit là que d'une nécessité théorique irréductible car sur le plan clinique, remarque Freud: "il est bien fâcheux que l'analyse ne nous ait jamais permis de prouver jusqu'à présent que l'existence des pulsions libidinales".  Mais il ajoute toutefois: ce n'est cependant pas une raison pour adopter la conclusion qu'il n'en existe effectivement pas d'autres.

 

  B) Libido et pulsion de mort: le sadisme et le masochisme

 

     Et effectivement, si l'on examine l'amour d'objet, on peut y retrouver une grande opposition qui n'est pas d'une part sans rappeler l'opposition pulsion de vie versus pulsion de mort et qui semble même en être le reflet: l'amour, la haine.  Et Freud examine alors si, dans notre clinique le sadisme, connu depuis longtemps comme une composante de la pulsion sexuelle, le sadisme pourrait ne pas être une manifestation de la pulsion de mort étant donné que son but est de nuire à l'objet et qu'il peut envahir - aux dépens de l'amour - tant la vie sexuelle de l'individu.  Ce pourrait être, avance Freud, "une pulsion de mort qui a été repoussée du moi par l'influence de la libido narcissique, de sorte qu'elle ne devient manifeste qu'en se rapportant à l'objet."  Et Freud en arrive à évoquer la possibilité que le sadisme soit une différente étape de la vie sexuelle, de l'oralité à la génitalité, une mise de la pulsion de mort au service des pulsions sexuelles et dirigées vers l'objet, ce qui l'amène à reprendre sa théorie du masochisme comme étant un retournement de la pulsion de mort sur le moi, c'est-à-dire, compte tenu de la (-) des pulsions, une forme primaire de manifestation de la pulsion de mort par rapport au sadisme qui serait une forme secondaire objectale.

 

 

Quatrième moment: A) biologie; B) mythe.

 

     Revenant alors aux pulsions sexuelles, afin de reprendre, de leur point de vue, ce qu'il peut en être de leur articulation aux pulsions de mort, Freud avance l'hypothèse que la copulation n'est peut-être qu'une forme complexe dérivée du rajeunissement des cellules par amplimixis ou par action d'agents cliniques extérieurs.  L'explication étant que toute rencontre avec un agent extérieur d'excitation différent introduit de nouvelles "différences vitales qui doivent être réduites par la vie."  C'est-à-dire après le détour de plus en plus long de la vie ramener à la constance des tensions: c'est-à-dire la mort.  Reste un problème au sujet des pulsions sexuelles.  Si ce sont des pulsions, en quoi et comment manifestent-elles l'automatisme de répétition?

 

  A) Biologie

 

     Une première réponse serait donnée par le point de vue darwinien d'une répétition d'un processus fortuit (l'amplimixis) dont les avantages pour les espèces ultérieures auraient été maintenus par l'évolution sans les espèces de la copulation.  "Le sexe ne serait donc pas quelque chose de très ancien et les pulsions extraordinairement violentes qui tendent à l'union sexuelle répéteraient ainsi quelque chose qui a eu lieu fortuitement et depuis s'est consolidé en raison de l'avantage procuré."  Toute la question introduite quant aux pratistes par la psychanalyse est de savoir si ce qui n'apparaît chez le pratiste que comme des propriétés manifestes de leur substance, n'est pas en fait déterminé par un jeu de forces qui n'apparaissent que dans les processus de plus en plus complexes qu'elles déterminent au fur et à mesure qu'on s'élève sur l'échelle de l'évolution: à savoir le jeu combiné des pulsions de mort et des pulsions de vie.

 

  B) Mythe

 

     Et, à ce moment de son appel à la science inapte à rendre compte de l'apparition de la sexualité comme manifestation de la libido, Freud se tourne brusquement vers le mythe de l'androgyne de Platon et, au-delà de lui d'un mythe plus originaire, dont il n'est en somme que la répétition, et qu'on trouve dans les Upanishads.  Ce faisant, on pourrait dire qu'il place ainsi la psychanalyse dans un premier temps entre la science et le mythe et - dans un temps second - au fondement même de ces deux discours dans la mesure où ils nous décrivent des phénomènes dont l'explication des forces qui les produit nous peut être donnée par la psychanalyse.  Car en effet, c'est très net dans le détour par la biologie, lorsqu'il y cherche une explication qui aiderait la psychanalyse.  Freud finit par trouver une explication psychanalytique de la biologie.  Pareil pour le mythe. 

 

     L'appel au mythe de l'androgyne permet ici d'avancer l'hypothèse d'une unité originelle décomposée en éléments qui in'auraient de cesse de se rassembler à nouveau pour faire de l'un, pour revenir par n'importe quel moyen - fut-ce la vie sexuelle - à ce point absolument originaire d'émergence de la vie hors du non-vivant, qui est à la fois le point du passé le plus lointain mais aussi celui qui ne cesse de venir à notre rencontre.  Bande de Malins de la vie.

 

 

Cinquième moment

 

     Et Freud de terminer par cette remarque que les faits ne nous guident que jusqu'où ils peuvent nous guider (à savoir les deux premières théories de la pulsion) et qu'à un moment la pensée doit savoir effectuer ce saut de la phénoménologie à la pensée pure faute de quoi nous resterions enfermés dans une répétition technique purement pragmatique et sans avenir.

 

 

 

Note: une remarque sur la désintrication des pulsions: le sida.

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