Le drame de Fedjm'zala
Fedjm'zala est le chef-lieu d'une commune mixte qui situ�e � 100 kilom�tres de Constantine , entre cette ville et S�tif , compte pr�s de 110.000 habitants
indig�nes et environ 750 Fran�ais d'origines , r�partis en cinq villages : L'attaque de la poste et du bordj
le 9 Mai 1945 tr�s calme le receveur parle avec constantine.Il demande du secours la poste est cern�e ainsi que le Bordj .
Nous avons dit que 4 centres de colonisation d�pendent de la commune mixte de Fedjm'zala :Richlieu � 20 Kilom�tres Tiberguent
� 10 KiLom�tres , Rouached 12 KiLom�tres , Lucet � 5 KiLom�tres .
Et deux groupes de fermes Fran�aises dans la plaine du Ferdjioua et sur le plateau du Merdj El K�bir vers Chateaudun du Rhumel .
Le territoire de cette unit� administrative a vers l'ouest une limite commune avec les centres S�tifiens atteints par l'�meute.
Les douars Tachouda , Djemila , Ras Ferdjioua , Roussia , Tassadane et Menar appartenant � Fedjm'zala confinent avec les douars Ouled Zerga ((Saint Arnaud ))Medjoun�s (
c'est � Roussia , Tassadane , et Menar que se sont recrut�s une notable partie des �v�nements du 8 Mai 1945 .
1_ Fedjm'zala .
Le Mercredi 9 Mai , au d�but de l'apr�s midi on voyait des groupements s'approcher par la plaine du Ferdjioua du centre de Fedjm'zala .
Ces groupes se rejoignaient au pont situ� � 800 m�tres du village sur l'Oued Bousselah .
Des �missaires envoy�s du chef lieu de la commune revenaient avec cette r�ponse :
<< Nous ne voulons pas de bl� ; nous voulons du sang .>>
Et l'on annon�ait l'attaque pour la nuit .
En pr�sence de la carence de l'administrateur en chef son adjoint M . l'administrateur Eschenbernner et M . Charles Vallet
juge de paix suppl�ant avisaient aux mesures � prendre ce dernier alerte la gendarmerie de Redjas � 19 kilom�tres et obtient l'envoi de deux gendarmes .
Puis il part � Lucet , centre voisin accompagner sa femme dans sa famille , pr�vient les colons de ce village qui s'organisent et revient � son poste la nuit tombait il a fallu trois d�marches aupr�s du chef de la commune pour obtenir l'entr�e de la population fran�aise d'origine dans le Bordj administratif
M . Eschenbrenner prend le commandement de la d�fense du Bordj le juge apprend que Marchetti Receveur des postes ayant accompagn� ses quatre enfants et leur m�re au Bordj
est revenu � son bureau . Le juge propose au gendarme Bechouche d'origine indig�ne de venir avec lui � la poste ,le gendarme accepte aussit�t .
Les deux hommes trouvent M . Marchetti � son bureau il avait pris des pr�cautions avait bloqu� la porte du public avec une table branlante , ferm� les fen�tres bareaud�es .
On entend des coups de feu . Ils sont tir�s d'abord contre le r�duit d�fensif , puis � bout portant deux balles atteignent la grande fen�tres du bureau de poste l'action est engag�e . On entend des bruits de pas pr�cipit�s ....ils s'�loignent puis reviennent .
Le Bordj dit qu'il est entour� qu'on a tir� mais que les d�fenseurs se sont abstenus de riposter � dix heures et demie le g�n�ral de division t�l�phone de Constantine M le G�n�ral Duval annonce que les troupes ne pourront arriver que demain.
Il ajoute <<vous avez des bons murs , abritez vous ! courage ! a demain >>.
Vers minuit les carreaux de l'imposte de la salle du public volent en �clats , puis des blocs sont jet�s sur la porte qui r�siste mais brusquement elle s'enflamme et br�le comme une torche : de l'ext�rieur on l'arros�e d'essence par un certain El Baz
La nuit s'ouvre b�ante puis c'est l'illumination � travers l'embrasure d'un bidon am�ricain plein d'essence qui a pris feu sur la terrasse d'entr�e et qui �claire tout y compris l'int�rieur , brusquement il est un peu moins d'une heure du matin une partie du plafond s'effondre
enflammes dans la chambre de travail sous un gros bloc qui jet� de la toiture d�couverte a fait b�lier. On a vers� de l'essence par le toit le plafond br�le et sur le sol du bureau le liquide enflam� se r�pand .
A trois heures , un retour offensif pr�cipite les d�fenseurs � la lucarne . Un �change intense de coups de fusils le mousqueton qui hurle , des pistolets qui aboient M.Marchetti se glisse dans le salle du t�l�phone sous la protection des armes de ses deux compagnons
il demande du secours mais il n'y a rien � faire il faut attendre .
Cette attente durera environ une heure jusqu'� cinq heure et demie momment ou le receveur des postes toujours prot�g� par ses compagnons se glisse � nouveau dans la salle et t�l�phone au bordj.
On est surpris on croyait les d�fenseurs de la poste sont morts depuis longtemps , mais la rue est libre , les troix hommes sortent et respirent dehors sur le trottoire une mare de sang plus loin du monument aux morts un cadavre c'est un jeune signal�
la veille comme l'un des plus exalt� parmi les indig�nes c'est le nomm� Baz
les trois d�fenseurs arrivent au Bordj tous les Fran�ais �taient saufs � sept heure du matin M Salphati notaire second-juge de paix suppl�ant signalait � Constantine qui il n'y avait eu qu'une seule d�faillance dont justice a �t� faite depuis
tel est le r�sum� des �v�nements qui se sont produits � Fedjm'zala dans la nuit du 9 au 10Mai Fedjm'zala n'a pas �t� pill� les maisons particuli�res
abandonn�es par les Fran�ais ont �t� retrouv�es intactes , les magasins de la sip remplis de bl� et dont la grand porte d'entr�e n'�tait
m�me pas prot�g�e par des volets n'ont subi aucune effraction une ferme importante exploit�e par Vallet Charles et situ�e � 3.500 Km du village ainsi que les exploitations
agricoles de M.Augier ont �t� respect�e , une femme Fran�aise malade avait refus�
de se laisser �vacuer de la ferme Vallet elle n'a pas �t� inqui�t�e non plus que sa jeune fille rest�e avec elle .
Richlieu n'a pas �t� inqui�t� pas plus que Tiberghuent cependant des arrestations avaient eu lieu � Richlieu pour propos tenus contre la France par
4 indig�nes condamn�s depuis par le tribunal militaire .
Lucet a �t� alert� par le juge de paix de Fedjm'zala � 6 heures du soir le 9 Mai les Fran�ais du village se sont aussit�t group�s et r�fugi�s dans le fortin
dit Bordj-�cole M.Edmond Patonnier a pris la direction de la d�fense .Les colons avaient 19 fusils y compris des fusils r�form�s obtenus � Fedjm'zala .
A Rouached centre situ� dans la montagne � 6 KiLom�tres au nord de la route allant vers Constantine la population n'avait pas �t� pr�venue du danger ce n'est que vers 3 heures du matin
que M Gros Adjoint Sp�cial apprend ce qui se passe � Fedjm'zala il alerte les colons chacun pr�pare ses armes et reste chez soi .
Attendant le jour la situation �tait tendue , Rouached s'organise pour la d�fence une patrouille
militaire arrive le matin on prend des dispositions pendant huit nuits , les familles Fran�aises se sont r�fugi�es dans le Bordj-�cole qui domine le centre .
Pendant trois jours en Septembre 1945 le tribunal militaire de Constantine s'est occup� des �v�nements tragiques de Fedjm'zala , des nombreuses arrestations avaient cependant �t�
op�r�es 57 accus�s se pressaient dans la salle d'audience 27 on �tait acquitt�s .
on �t� condamn�s :
Aux travaux forc�s � perp�tuit� :
1_ Moussi - Bachir ( par contumance ) .
A 20 ans de r�clusion :
2_ Boutrra - Ali et Meroudj - Ammar :
A 15 ans de travaux forc�s .
3_ Boulfous - Mouloud et Kouicem - Larbi .
A 10 ans de prison .
4_ Kouicem - Tahar et Khalfa - Mouloud .
A 2 ans de prison dans une colonie p�nitentiaire .
5_ Ben Larbi - Abderrahman .
Ont enfin �t� frapp�s par cinq ans de travaux forc�s les nomm�s :