Fedjm'zala - Info
R�habilitation du cimeti�re chr�tien de �Lucet�.
� Fedj-Mzala�, ancienne commune mixte, ainsi d�sign�e du temps de l��poque coloniale, situ�e � cent kilom�tres de Constantine, est compos�e de cinq villages, � savoir Fedj-Mzala, Lucet, Tiberguent, Richelieu et Rouached, qui abritent des cimeti�res chr�tiens.
Il nous a �t� donn� de visiter l�un d�eux � Lucet, aujourd�hui Beni Guecha. Entour� de modestes habitations du douar �Errandjia�, distant d�un kilom�tre du chef-lieu de la commune, ce cimeti�re vient de faire l�objet de travaux qui ont concern�, notamment le mur d�enceinte qui commen�ait � se d�cr�pir et le d�broussaillage � l�int�rieur, o� se dressent toujours des sapins.
Les passants, notamment les �l�ves qui font la navette entre la maison et l��cole, s�arr�tent longtemps devant le cimeti�re pour contempler le travail que font les ouvriers et se demandaient souvent le pourquoi de ces travaux.
Leur �tonnement s�est vite �vanoui, lorsqu�ils ont vu, sur le panneau accroch� au portail d�entr�e, l�inscription �cimeti�re chr�tien�.
Ces enfants, qui n�ont pas connu l�histoire coloniale mais qui en ont s�rement entendue parler, paraissent en revanche conna�tre le respect qui est d� aux morts quelque soit leur confession.
Une personne cultiv�e, aujourd�hui en retraite, l�explique si bien, �les esprits commencent � s�ouvrir sur la diversit�.
Quelle que soit leur croyance, les hommes sont susceptibles de percevoir non seulement leur diff�rence qui les �loigne des autres mais aussi les convergences qui les r�concilient entre eux.
Les nouveaux rapports entre les peuples ne permettent plus de se tourner le dos�.
Il dira �galement �un principe dominant tout le droit musulman est assez r�v�lateur.
La guerre n�a lieu que pour repousser l�agresseur, ce n�est pas une vengeance.
Il en r�sulte que l�on ne doit ni d�truire, ni endommager, ni mutiler les morts.
La guerre doit se limiter au champ de bataille, uniquement entre ceux qui combattent�, conclue-t-il. L�on ne manquera pas de souligner lors de notre visite dans cette commune, le regain d�int�r�t qu�accordent les autorit�s alg�riennes aux autres communaut�s, fussent-elles vivantes ou d�c�d�es, dans le seul culte des valeurs universelles.
�Visite de Londiche georges � Ferdjioua�
�Je suis toujours rest� proche de ce pays�
La Nouvelle R�publique :
En remettant Les Carnets du maquisard � la veille du 1er Novembre au directeur des moudjahidine � Mila, pensez-vous que vous avez r�alis� l�objectif que vous vous �tiez fix� ?Georges Londiche : Oui et dans des circonstances que je n�aurais pas os� imaginer. Quand un ancien, tr�s ancien moudjahid que vous rencontrez dans la rue le lendemain de la pr�sentation du livre que vous avez �crit sur la guerre 1954-1962, et qu�il vous dit que �la soir�e d�hier a �t� tr�s �mouvante�, je peux vous dire que cela remue � la fois l�estomac, la t�te et le c�ur.
La Nouvelle R�publique :
Quels ont �t� vos premiers sentiments en retrouvant le sol alg�rien apr�s l�avoir quitt� il y a 43 ans ?Georges Londiche : Il y a 43 ans, j�ai quitt� le sol alg�rien, mais, de fait, je suis toujours rest� proche de ce pays de par ma carri�re professionnelle dans les travaux publics o� les Alg�riens sont nombreux. Durant ce court s�jour, je constate que mes camarades alg�riens de travail ne bluffaient pas quand ils me parlaient de leur pays, m�me s�ils mettaient plus l�accent sur ce qui allait que sur ce qui n�allait pas, ce qui est, somme toute, bien normal. 43 ans s�parent l�Alg�rie que j�avais connue � 20 ans de celle d�aujourd�hui. Il faut avoir connu ces deux Alg�ries pour mesurer le chemin parcouru depuis l�ind�pendance. Un exemple significatif : je suis venu de France dans un avion d�Air Alg�rie pilot� par un �quipage alg�rien et vendredi je repartirai dans les m�mes conditions.
La Nouvelle R�publique :
Vous venez de passer une semaine parmi les Alg�riens. Avez-vous l�impression de retrouver l�image pr�con�ue par beaucoup de vos concitoyens ?Georges Londiche : Cela m�ennuie de r�pondre � cette question. Pas pour les Alg�riens, mais pour les Fran�ais qui sont certes pas tous, mais nombreux � imaginer l�Alg�rie, quand ils n�y sont jamais all�s, qu�avec du sable, des palmiers et des chameaux. Pour nombre de Fran�ais, anciens combattants, l�Alg�rie est rest�e le pays des djebels. �a l�est d�ailleurs toujours et les montagnes sont toujours l� ! Pour eux, c�est rest� le pays de la guerre qu�ils ont connue et � laquelle, avec plus ou moins de z�le, ou sans z�le du tout, ils ont d� participer.
La Nouvelle R�publique :
Aux Alg�riens, vous avez apport� un message de paix, ; quel message porterez-vous aux Fran�ais en revanche ?Georges Londiche : Et si on inversait la chose ? Je pense que les Alg�riens ne doivent pas attendre de message de paix de la France. Enfin, quoi ? Un pays colonise un autre pendant 132 ans dont sept ans de guerre pour arracher l�ind�pendance et aujourd�hui encore, il laisse pr�senter les soldats de l�ALN et les militants du FLN comme des barbares ou des ignorants, et vous voulez que l�Alg�rie attende un message de paix ? S�il est un message de la France que l�Alg�rie est en droit d�attendre, c�est la condamnation sans appel de la torture en Alg�rie d�nonc�e par de nombreux militaires fran�ais, parfois de haut rang. Quant � mes concitoyens, que voulez-vous que je leur dise ? Ma voix ne les atteindra pas. Beaucoup sauront que des Fran�ais sont venus en Alg�rie pour ce 50e anniversaire, que Bachelet a chant� � Alger et je m�en r�jouis, mais tr�s peu, quelques dizaines, sauront qu�un ancien appel� des troupes a�roport�es a d�barqu� � Constantine le 29 octobre 2004 � 19 heures, que 4 heures plus tard il s�endormait � Ferdjioua, que le soir du 1er novembre il passait la nuit dans un h�tel � Jijel, que le lendemain il se rendait � Rouached qui a d� changer en 50 ans d�ind�pendance plus qu�en 132 ans de pr�sence fran�aise, et que vendredi matin � 7h55, il quitte Ferdjioua pour s�envoler � bord un avion d�Air Alg�rie � destination de son pays.
La Nouvelle R�publique :
Un dernier mot ?Georges Londiche : Voil�, j�ai r�pondu de mon mieux � vos questions et je vous remercie de m�avoir donn� l�occasion de m�exprimer. Si elles ne vous satisfont pas, dites-vous bien que les faits cit�s sont strictement vrais.
Entretien r�alis� par Ch�rif Abdeda�m le 6 novembre 2004.
Georges Londiche � Ferdjioua :
�Rendre � C�sar ce qui appartient � C�sar�
C�est � l�occasion de la c�l�bration du 50e anniversaire du d�clenchement de la Guerre de lib�ration nationale, que M. Georges Londiche, auteur du livre Guerre et �guerre � d�Alg�rie (pr�sent� dans La Nouvelle R�publique du 16 mars 2004), a choisi de restituer les deux carnets de route d�un combattant de l�ALN � l�Alg�rie, et ce, 43 ans apr�s avoir quitt� la terre alg�rienne. �Rendre � C�sar ce qui appartient � C�sar � est la devise de cet ami de l�Alg�rie qui �tait, pour rappel, un jeune appel� fran�ais, pacifiste, mais qui avait �t� entra�n� au cours de son service militaire dans une guerre qu�il ne jugeait pas sienne et qu�il r�pugnait vigoureusement. Trente-cinq ans plus tard, il rencontre un ex- ami du contingent qui lui remet deux carnets de route qu�un combattant de l�ALN avait sans doute oubli�s dans une cache et qu�il avait trouv�s au col de Selma, en 1960. Cet ami de Londiche, pacifiste, de surcro�t, les avait dissimul�s. �j�ai d�couvert les carnets dans une cache et c�est consciemment que je les ai gard�s�, d�clare-t-il dans une lettre adress�e � Londiche avant son d�part pour l�Alg�rie. Un geste qui ne peut �tre qualifi� que de �noble�, �tant donn� qu�il avait permis, � l��poque, d��pargner beaucoup de vies dans la r�gion de Jijel, Taher et El Milia. Les �crits de ce moudjahid, dans un fran�ais parfait, avaient �veill� les souvenirs de Londiche au point de mener, � travers ses �crits, un pseudo-dialogue avec le �maquisard� en question, faisant intervenir, parfois, des historiens, des politiciens, des militaires, des journalistes, etc. Guerre et �guerre� d�Alg�rie de Georges Londiche
Un livre qui d�range ?
Journal Nouvelle Republique du 16/03/2004
�Une r�ception de remerciement
Une r�ception de remerciement a �t� organis�e par Monsieur Coigne Maire de Sassenage le 1er d�cembre. en honneur du Sassenageois Georges LONDICHE, suite au voyage officiel qui vient d�effectuer en Alg�rie .�Article paru dans LE DAUPHINE LIBERE du samedi 11 d�cembre 2004 .
� Titre de l'article : Les carnets de l'amiti� .
En pr�sence d'une centaine d'invit�s , de Rachid MEDDAH , consul d' Alg�rie , d ' Alain CHAPLAIS , conseiller g�n�ral , du maire de Sassenage , Christian Coign� et d'�lus locaux , une manifestation officielle se tenait r�cemment � l' H�tel de ville pour f�liciter Georges Londiche de son travail envers l'histoire de le guerre d' Alg�rie , encourageant l'amiti� entre les deux pays .� Interview de Georges Londiche � ALGER REPUBLICAIN du 15au 31decembre2004 pendant son s�jour � FERDJIOUA . �
Alger Republicain :
Comment avez - vous v�cu la guerre de Lib�ration nationale en tant qu ' appel� de l ' arm�e fran�aise ?Georges Londiche :
J ' �tais membre du PCF depuis deux ans et des jeunesses communistes depuis leur cr�action , en d�cembre 1956 . Quand je fus appel� le 01 / 09 / 1958 , je fus d�s le d�part , pour la " paix en Alg�rie " . Ce fut donc bien malgr� moi et sans enthousiasme que j ' ai pass� 28 mois sous les drapeaux , dont deux ans en Alg�rie , ne pouvant y �chapper . Il est facile , aujourd ' hui de parler de d�sertion mais pour le faire il fallait avoir un autre courage que le mien. J ' ai couru les djebels et tout particuli�rement ceux du Constantinois ( op�ration " pierres pr�cieuses , " jumelle " la semaine des barricades etc . Nombreux sont encore ( enfin une dizaine ) ceux de mes anciens camarades de section dont un sous - lieutenant appel� et un autre engag� qui m ' ont �crit apr�s avoir lu mon livre " Guerre et " guerre " d ' Alg�rie " qui peuvent en t�moigner , ne serait - ce que par une lettre que j ' ai re�ue . De l� � citer leurs noms , il n ' y a pas qu 'un pas que je ne ferai pas . Mais les lettres re�ues t�moignent que je n ' ai jamais fait de " z�le " ni cach� mon antimilitarisme qui n ' a fait que grandir depuis . ?Alger Republicain :
Quelles sont les raisons qui vous ontpouss� � faire ce t�moignage ?Georges Londiche :
La principale raison est que j ' avais la chance de conna�tre ces carnets et que celui qui me les a montr�s accepta de me les confier et de les rendre aux Alg�riens . J ' ai voulu , en portant au grand jour ces carnets , r�pondre aux calomnies d�vers�es depuis le prelier novembre 1954 sur l ' ALN et le FLN , toujours pr�sent�s en France comme des tueurs barbares et ignorants . Je vous invite � consulter un site r�alis� , il y a deux ans , par des jeunes d ' une ville de la r�gion grenobloise vvv.memoireaupresent.com En cliquant sur le chapitre " Alg�rie " , vous conna�trez toutes mes raisons qui se r�sument dans ce mot : " Pacifiste " . Ce qui n ' emp�che pas de comprendre que , souvent , les peuples n ' ont pas le choix . Ce fut le cas de l ' Alg�rie pour obtenir son ind�pendance . A propos , je vous signale que je n 'ai re�u aucun soutien pour m ' aider � rendre les carnets . Les seuls journaux ( ou plut�t , le seul journal )quotidien national qui ait parl� de mon livre est un journal alg�rien : La Nouvelle R�publique . Aucun des journalistes fran�ais qui ont eu mon livre entre les mains ne m ' ont fait part de r�flexions , ni pos� la m�me question . Alors , quand je lis , r�cemment , dans un journal alg�rien , que des Fran�ais sp�cialistes de la guerre d ' Alg�rie , d�plorent qu 'il n ' y ait pas ou plut�t presque pas d ' archives �crites de la guerre c�t� alg�rien , je ne comprends pas ( ou comprends trop ) leur absence d ' int�r�t pour ces carnets que je rapporte simplement dans le livre . Alors que les journaux fran�ais nous disent la libert� d ' _expression menac�e en Alg�rie , je suis sid�r� par l ' accueil fait � mon livre , par tous ceux qui en prennent connaissance . Ce n ' est pourtant pas un chef d ' oeuvre de litt�rature et , dans ses pages , je ne cache pas mes id�es antimilitaristes . Ce livre m ' a fait perdre quelques amis en France . J ' en ai gagn� beaucoup plus en Alg�rie et depuis maintenant quatre jours , il m ' arrive une chose incroyable , vue de France . Je ne compte plus les fois o� j ' ai pris les m�dias fran�ais en flagrand d�lit de mensonge et certains journaux alg�riens n ' en sont pas exempts . Je n ' ai rien �crit dans mon livre � la l�g�re et croyez bien que je ne vais pas commencer � le faire maintenantAlger Republicain :
En qualit� d ' appel� , avez - vous assist� � des sc�nes de torture ?Georges Londiche :
Non , � moins que l ' on ne consid�re comme " torture " le fait de donner un ou quelques coups � un prisonnier . Ce que , d ' ailleurs , je n ' ai jamais fait . Pour la torture , il y avait les DOP ( des centres de renseignements ) . Par contre , j ' ai vu le bourrage de cr�ne des jeunes appel�s . On en voit les cons�quences encore aujourd ' hui . Et ce n ' est pas l ' accueil fait � mon livre par la FNACA - Is�re qui me contredira . Trop long � expliquer mais quand je vois dans un journal alg�rien , toujours prompt � critiquer votre gouvernement , la FNACA �voqu�e comme un exemple , je ne comprends pas les Alg�riens responsables de ce quotidien.Alger Republicain :
Pensez - vous que les t�moignages sur les �v�nemets sont suffisant pour panser les blesures et jeter les ponts entre les deux rives ?Georges Londiche :
Bien s�r que non ! Et je pense que la responsabilit� ( ou l ' irresponsabilit� ) est grande chez tous les partis politiques fran�ais qui ne font rien pour encourager mes concitoyens � venir se rendre compte sur place , et par eux - m�mes , de la r�alit� de l ' Alg�rie .Grande est la responsabilit� fran�aise , mais la presse alg�rienne est loin d ' �tre exempte de reproches �Fedj M�zala � travers l�histoire� �Fedj M�zala � travers l�histoire� �Pour que nul n�oublie�
C�est une premi�re dans l�histoire de la r�gion.
Un colloque de wilaya qui prend l�allure d�une manifestation nationale au vu des diff�rents invit�s � ce premier �v�nement, dont l�objectif est de faire conna�tre l�histoire de la r�gion, qui demeure, h�las, m�connue par de nombreuses g�n�rations.
Cette manifestation, qui a eu lieu les 23 et 24 mai � Ferdjioua, a �t� plac�e sous le th�me �Fedj M�zala � travers l�histoire� en r�f�rence � la tribu Koutama.
Ce pionnier avait d�but� son action par l�enseignement du Coran et de la da�wa. Apr�s avoir mobilis� les gens de la r�gion, il a constitu� une arm�e avec laquelle il a sillonn� les r�gions de Mila, Constantine et S�tif.
Apr�s avoir combattu les Abbassides qui se trouvaient � l�Est, il a conquis la ville de Kerouan o� il a cr��e l�Etat fatimide.
Historiens, hommes de science et de lettres et �tudiants se sont donn� rendez-vous, deux jours durant (23 et 24 mai), � la maison de jeunes Tikoud�ne Mosbah de Ferdjioua pour renouer avec leur histoire.
Le premier colloque Kotama, plac� sous le th�me � Fedj M�zala � travers l�histoire �, a �t� anim� par une pl�iade de docteurs et professeurs des universit�s d�Oran et de Constantine.
Les conf�renciers qui se sont relay�s au micro ont essentiellement mis en exergue la symbolique r�volutionnaire et le r�le pr�pond�rant de Ferdjioua (ex-Fedj M�zala) dans la r�sistance � l�occupation fran�aise (1830 - 1962).
Ferdjioua sous l�emprise romaine et lors de l�insurrection de cheikh El Mokrani (1871), les �v�nements douloureux du 8 mai 1945 et du 8 mai 1956, v�cus dans cette r�gion dont l�histoire reste m�connue de nombreuses g�n�rations, sont les autres axes d�velopp�s par les intervenants.
Le colloque a, entre autres, permis de lever le voile sur le prestigieux parcours historique de Kotama, cette tribu doyenne qui a tenu la drag�e haute au colonialisme dans les r�gions de Mila, S�tif et Constantine.
Retentissant combattant, Kotama acculera les abbasides � l�est du pays avant d�entrer en conqu�rant � Kairaouan o� il cr�era l��tat fatimide et s�y �tablira pendant 66 ans. Son influence sera �tendue jusqu�en Egypte, et beaucoup de r�sistants issus de Ferdjioua rallieront sa cause et auront pour insigne honneur de participer � la construction de la mosqu�e El Azhar en l�an 358 de l�h�gire.
Le prix lourdement pay� par le peuple alg�rien au cours des manifestations du 8 mai 1945 reste grav� dans les tablettes de l�histoire en d�pit des efforts de �r�conciliation� entre l�Alg�rie et la France.
Si le g�nocide orchestr� par Achiari et consorts a touch� les grandes villes de l�Est, notamment Guelma, S�tif et Kherrata, il n�en demeure pas moins que d�autres r�gions ont suivi le mot d�ordre m�me si les �v�nements n�ont pas connu l�ampleur des zones sus-cit�es.
Dans la wilaya de Mila, plus particuli�rement dans la r�gion de Fedjmzala, le tribut a �t� ch�rement pay� avec le sacrifice de 300 martyrs et 600 prisonniers dont 16 sont rest�s sous les verrous jusqu�en 1962.
Dans ce sens, on note 150 ex�cutions dans la r�gion de Tassadane. Quant aux initiatives prises par les citoyens � cette occasion, les actions ont �t� men�es par environ 300 citoyens au cours de la nuit du 9 mai, � 22 heures, avec notamment l�attaque de la poste et du bordj administratif, l�objectif �tant d�incendier ces infrastructures. Actions qui ont �galement engendr� 02 martyrs et 10 bless�s.
N�anmoins, et suite � cette �intifadha�, les autorit�s fran�aises ont proc�d� � l�arrestation de 200 citoyens environ dont 57 ont �t� jug�s par le tribunal de Constantine en septembre 1945.
Certains ont �t� condamn�s � des peines allant de 5 � 20 ans de prison ferme, alors que d�autres ont �t� vers�s aux travaux forc�s. Enfin, pour que nul n�oublie