VI-3 La fenêtre «mise en page »

Quand on travaille dans la fenêtre Mise en page, on change de référentiel. On passe du système de projection à la feuille de papier. Dans ce cas l’unité de travail devient le centimètre. On accède à cette fonctionnalité en utilisant la commande : « Fenêtre/Mise en Page».

Et on obtient dans l’environnement MapInfo une nouvelle fenêtre qui ressemble à ceci :

Les règles graduées qui apparaissent correspondent à l’unité courante de la fenêtre Mise en Page et le rectangle blanc qui contient le graphique est lié aux paramètres de l’imprimante par défaut connectée à votre ordinateur. Dans l’exemple, il s’agit du format A4 vertical, mais il pourrait tout aussi bien s’agir du format A0 horizontal. De toute manière cette configuration par défaut est modifiable grâce à la commande MapInfo «Fichier/Configuration de l’impression». A ce niveau le dessin n’est plus modifiable sauf dans sa globalité (Changement d’échelle, forme du rectangle du dessin..) mais le dessin est lié à la fenêtre Carte. Ainsi, si l’on revient dans la fenêtre carte et qu’on ajoute de nouveaux éléments ( de nouvelles couches par exemple) au dessin. La fenêtre Mise en page prend les modifications en compte de manière dynamique. On peut aussi ajouter du texte (titre, copyrights, sources des données, date de réalisation, auteur..) et d’autres éléments graphiques, images non calées (logo), graphiques…et bien sur d’autres fenêtres comme une carte pour des crevés par exemple.

VI-4 Le workshop

Les différents travaux que nous venons de voir peuvent demander beaucoup de temps et de travail interactif. Il faut donc pouvoir enregistrer ces actions de manière à ne pas avoir à les refaire lors d’une séance de travail ultérieure. C’est le workshop qui va enregistrer toutes les opérations effectuées sous forme de liste de macros. Créer un workshop, c’est enregistrer un état de son travail de manière à pouvoir le retrouver aisément en l’état. Une session de travail peut naturellement avoir un ou plusieurs états en fonctions des besoins. Pour réaliser un workshop, utiliser la commande : « Fichier/ Enregistrer Document sous.. » choisir l’emplacement de votre session de travail qui prendra l’extension .wor.

On constate que dans le document les chemins d’ouverture de table sont en dur. Donc le .wor n’est pas réellement portable d’une machine à l’autre. Il correspond à l’enregistrement d’une session de travail sur un ordinateur. Porter un « .wor » sur un autre ordinateur à toutes les (mal)chances de ne pas fonctionner !

VI-5 Les analyses thématiques

VI-5.1 Les règles cartographiques

Faire une analyse thématique, c’est donner du sens à une représentation cartographique. Pour que la représentation thématique soit réussie, il convient donc de maîtriser les règles de cartographies thématiques qui ne sont pas bordées dans ce manuel. Nous ne rappellerons que les grands types de cartographie thématique

?
la cartographie par symboles proportionnels,
?
par valeurs individuelles

? par plage de valeurs. MapInfo y ajoute quelques extensions comme la cartographie par nuage de point et la cartographie par teintes continues. Pour choisir correctement les seuils des valeurs à cartographier par plage de valeur, il convient de connaître la distribution de la variable. Or MapInfo ne fournit pas d’outil pour cela en standard.

VI-5.2 L’analyse statistique d’une variable

C’est une fonctionnalité assez simpliste sous Map Info accessible à partir de « Sélection /Statistiques… ». On choisit alors la table et la variable à analyser. On obtient le résultat sous une forme d’affichage qui indique les statistiques suivantes :

VI-5.3 L’analyse thématique avec Map Info

C’est une fonctionnalité assez puissante de MapInfo. Pour réaliser une analyse thématique il faut utiliser la commande : « Carte/Analyse Thématique» La fenêtre suivante apparaît : Créer Carte Thématique -Etape 1/3 A gauche la batterie de bouton permet de sélectionner le type d’analyse à effectuer. Pour chaque type un certain nombre de d’analyses standards sont proposées ( en noir et blanc, en couleur, pour les objets ponctuels, linéaires ou surfaciques … etc) . Il est possible de choisir une analyse proposée et ensuite de l’adapter à ses besoins propres en cliquant sur le bouton « Suivant> »

La fenêtre de l’étape 2/3 apparaît alors : Cet ordre paraît un peu illogique, vu que le type d’analyse thématique dépend du type de données à analyser, l’ordre inverse aurait semblé plus judicieux. En effet on ne peut pas faire d’analyse par valeur individuelle sur une variable de type réel ou d’analyse par symbole proportionnel sur une variable de type caractère.

Et enfin l’Etape 3/3 A ce niveau il existe un grand nombre de possibilités de fenêtres. Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il est toujours possible de modifier les apparences de l’analyse. On peut modifier les classes en cliquant sur le bouton « Paramètres.» les styles en cliquant sur le bouton « Styles..» et la légende de l’analyse en cliquant sur le bouton « Légende..». Un modèle d’analyse thématique peut être enregistré pour être réutilisé. Un modèle enregistré apparaîtra dans les choix ultérieurs d’analyse thématiques du même type.

Cliquer sur OK permet de réaliser et afficher sur la carte le résultat de l’analyse thématique ainsi construite. On obtient ainsi une carte, certes encore rustique, mais qui est réalisée en contrôlant le système de projection, les classes et les types d’objets qui sont représentés, l’utilisation des attributs des objets graphiques sous forme d’étiquettes ou d’analyses thématiques.

VII -Requêtes SQL

Une requête est une opération d’interrogation réalisée sur une partie d’une base de données. MapInfo simplifie le recours aux requêtes SQL ( Structured Query Language) en proposant des interfaces graphiques assez commode pour interroger la base de données géographiques. Une requête SQL produit une table qui va contenir la ou les réponses à la question posée. Il est donc possible de chaîner les requêtes SQL entre elles.

VII-1 Requêtes sur une table unique

VII-1.1 Requête sur un attribut

La question porte sur l’existence d’un enregistrement (ou plus) dans la base de données qui contient un attribut particulier. La commande « Sélection / Sélection.» permet d’accéder à cette fonctionnalité. Cette commande se développe en plusieurs fenêtres de la manière suivante :

1°) Choix de la table cible de la requête. Dans la fenêtre « Sélectionner », choisir la table dans la liste déroulante. Le choix propose toutes les tables ouvertes.

2°-1) Choix du champ qui porte la requête dans la fenêtre « Expression » pour remplir la boîte de saisie « Critères »: L’utilisateur n’est pas censé connaître les noms des champs de la table. Le bouton « Expression .» va l’aider dans son choix en le guidant. Cliquer sur «Expression. » fait apparaître le menu suivant :

2-2°) Choix des critères d’interrogation dans la fenêtre « Expression ». La liste déroulante « Colonne » permet d.accéder aux noms des champs de la table. La liste déroulante « Opérateurs » permet de choisir les opérateurs qui peuvent être appliqués à la colonne choisie ( « = », « > », « >= », « and »...) et la liste déroulante « Fonctions » permet de choisir des fonctions qui peuvent être appliquées aux champs choisis ( « Abs », « Cos », « Left$ »…). La touche « Vérifier » permet de contrôler la cohérence syntaxique de l’expression tapée. Le bouton « OK » transmet la formule choisie dans la rubrique « Critères » de la fenêtre « Sélection ». Dans cette fenêtre « Sélection », il est possible, en option, de trier par code ASCII les résultats affichés dans la nouvelles fenêtre qui correspondra à la Table Sélection.

Une requête souvent utilisée peut être enregistrée grâce au bouton «Sauver modèle ». Un fichier d’extension « .qry » est alors créé dans le répertoire de travail. Toute requête sauvegardée peut être rappelée par le bouton « Charger modèle ».

4°) Affichage du résultat dans une fenêtre « Query.. ». Les fenêtre query sont des tables temporaires qui doivent être sauvegardée pour enregistrer table sous si l’on souhaite en conserver la trace.

Maintenant à vous !

-extraire les éléments de la table sites_ecole.tab qui se trouvent sur le site Bourseul de l’Ecole.

VII-1.2 Requêtes sur plusieurs attributs sémantiques

Une requête peut chaîner des conditions en utilisant les clauses « AND » et « OR » et porter sur plusieurs attributs.

Maintenant à vous !

-extraire les éléments de la table sites_ecole.tab qui se trouvent sur le site Bourseul et centre_ville de l’Ecole.

VII-2 Requêtes sur plusieurs tables

La commande « Sélection / Sélection SQL.» permet d’accéder à cette fonctionnalité. Cette commande ouvre la fenêtre de suivante : Cette fenêtre rappelle celle ouverte par la commande « Sélection / Sélection.» ; mais, on y retrouve en plus, la possibilité de choisir plusieurs tables, d’utiliser des fonctionnalités d’agrégation offertes par le menu déroulant « Agréger » et on peut procéder à des « Groupement par colonnes ». Ces options, très utiles, font en sorte que ce menu est plus utilisé que le précédent. La fenêtre est calquée sur la syntaxe SQL traditionnelle si se schématise ainsi : SELECT colonne1,colonne2 FROM table1, table2 WHERE critère GROUPBY colonnex INTO tableSortie Les mots en capitale et en gras sont les mots réservés du SQL, dont standard à toute requête. Les mots en italique représentent les parties variables des requêtes. Ce sont celles que vous remplissez dans les zones de saisie de la fenêtre SQL.

On constate que l’organisation de la fenêtre respecte parfaitement l’ordre des termes de la syntaxe SQL La zone de saisie, en face de « Colonne » sert à lister ce que l’on veut récupérer en sortie de la requête. L’ordre d’ouverture des tables est important, nous le verrons plus précisément lors de l’examen des requêtes géométriques.

VII-3 Requêtes d’analyse spatiales

Néanmoins la plupart des requêtes SQL dans un SIG utilisent des opérateurs spatiaux dans des requêtes avec un SIG. (sinon un simple SGBDR aurait pu suffire).

VIII-3.1 Les opérateurs spatiaux MapInfo

MapInfo propose plusieurs opérateurs géographiques pour sélectionner des objets sur la base de leur relation spatiale à un autre objet. Il existe un mot-clé spécial qui s’utilise avec la géométrie des objets MapInfo. Ce mot-clé indique à MapInfo qu’il doit exploiter des valeurs les composantes géométriques de la table plutôt que des données attributaires. Les opérateurs spatiaux s’insèrent entre les objets spécifiés. Vous les sélectionnez dans la liste Opérateurs. Les opérateurs spatiaux de MapInfo sont énumérés ci-dessous :

Contains L’objet A contient l’objet B si le centroïde de B se trouve dans le polygone de A.

Contains entire L’objet A contient entièrement l’objet B si le polygone de B est entièrement inclus dans le polygone de A.

Within L’objet A est dans l’objet B si son centroïde est dans le polygone de B.

Entirely within L’objet A est entièrement dans l’objet B si le polygone de A est entièrement dans le polygone de B.

Intersects L’objet A rencontre l’objet B si ils ont au moins un point en commun.

Lorsqu’on utilise deux tables qui contiennent une géométrie dans une requête . le résultat de la requête récupérera une géométrie UNIQUE qui sera celle de la table déclarée en premier dans la requête SQL.

VII-3.2 Le « champ » géométrique « .obj »

MapInfo stocke donc la géométrie des objets graphiques dans ses tables. Le principe de ce stockage n’est pas identique à celui des autres attributs dont le type est fixe. En effet on ne stocke pas un objet de type LINE défini par 2 jeux de coordonnées X et Y comme un polygone défini par 250 points intermédiaires. Pour simplifier la vie des utilisateurs, MapInfo propose un type ; le type « obj », pour stocker n’importe quel type d’information géométrique. Ce type n’apparaît pas quand on visualise la structure d’une table par la commande « Table/ Gestion des tables/ Modifier la structure.. », mais ce champ « .obj » apparaît dans les menus déroulants des interface « Sélection » et « Sélection SQL ».

Ce champ est utilisé pour désigner une géométrie quelconque, de type point, polyligne ou polygone.

Maintenant à vous !

-Donner le nombre de personne travaillant sur le site Bourseul.

Maintenant à vous !

-Donner la surface des différents site de l’école.

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