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Tiddukla Tadelsant Tamazight di Ottawa - Hull
Association Culturelle Amazighe � Ottawa-Hull
 Amazigh Cultural Association in Ottawa - Hull
  tidukla tadelsant tamazigt Di utawua hul

Congr�s Mondial Amazigh

47, rue B�nard - 75014 Paris / Tel. : +33.1.45.45.72.44. / Fax : +33.1.49.81.02.32

[email protected] - http://www.tamurt-imazighen.com/tamazgha/

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 D�claration

 Halte aux man�uvres anti-amazighes des usurpateurs de notre organisation

            Le Congr�s mondial amazigh traverse une phase d�cisive de sa jeune histoire. Cr�� dans l'enthousiasme � la suite d'une rencontre, chez nos amis Bretons, d'Imazighen de diff�rentes r�gions de Tamazgha lors du Festival de Douarnenez consacr� au cin�ma amazigh, en ao�t 1994, il n'a jamais cess�, depuis, d'�tre cibl� par les nombreux ennemis de notre libert�, principalement les agents des r�gimes arabo-musulmans d'Alger et du Makhzen marocain. Nous devons aujourd'hui les d�noncer, bien que cela paraisse � nombre de nos amis une d�marche pouvant �tre per�ue comme une �ni�me division de nos rangs. En r�alit�, il s'agit d'une clarification, comme l'avait engag�e notre assembl�e g�n�rale de Bruxelles, en ao�t 2000. Et, seule la v�rit� est r�volutionnaire.

             Les r�gimes arabo-musulmans nord-africains trouvent malheureusement des Berb�res de service pour la r�alisation de leurs basses besognes ; ils trouvent de nombreux r�cup�rateurs, tout � fait capables de tromper l'opinion amazighe sinc�re et autre par un discours d�magogique ou des initiatives spectaculaires tant le besoin de reconnaissance de notre identit� en l'�tat actuel de notre situation pousse beaucoup au pessimisme et au d�couragement. Non que nous ne luttions point ; nos luttes sont exemplaires, par exemple en Kabylie, et notre r�sistance n'est pas n�gligeable dans la diaspora, mais nous n'avons pas encore atteint un point qui donne v�ritablement espoir et ouvre clairement devant nous le boulevard de la reconqu�te de notre souverainet�. 

            Nos ennemis profitent de cette situation historique tr�s d�licate pour nous diviser et d�truire notre travail. Et ils ne le font plus de l'ext�rieur, depuis longtemps, mais parmi nous en nous poussant � la division puis au d�couragement. Voyez comment ils tentent de diviser les d�l�gu�s de village en prison � Tizi-Ouzou en leur envoyant de nuit un �missaire du pouvoir recrut� parmi eux de longue date certainement. Ces agents entra�nent avec eux, et c'est extr�mement pr�occupant, de nombreux �l�ments sinc�rement attach�s � la cause amazighe, qui n'ont pas envie de nous voir divis�s et auxquels ils pr�sentent ceux qui s'opposent � eux comme des diviseurs. C'est bien s�r le monde � l'envers, mais la chose n'est pas nouvelle, il suffit de lire ce que raconte � ce sujet une r�f�rence incontestable de notre combat, Mohand A�rav Bessaoud, dans son livre De petites gens pour une grande cause, ou l'Histoire de l'Acad�mie berb�re (1966-1978). Ce n'est pas d'aujourd'hui donc que les manipulateurs datent. Certains ont r�ussi m�me � abuser Bessaoud au soir de sa vie par des retournements feints. C'est dire que l'extr�me vigilance est de rigueur. 

            Ce sont de pareilles man�uvres qui sont utilis�es, depuis l'ann�e 1999, pour r�cup�rer le Congr�s mondial amazigh apr�s avoir vainement tent� de le d�courager par d'autres moyens. En juin 1999, le Conseil f�d�ral du CMA a d�mis, � la majorit� des voix, conform�ment � ses statuts, plusieurs membres du Bureau mondial en raison de leurs agissements contraires aux int�r�ts de l'organisation et de la cause amazighe, entre autres le secr�taire du Bureau. Le Conseil f�d�ral a alors publi� un communiqu� de presse, en date du 27 juin 1999, pour en informer l'opinion publique. Le 28 juin, il �crit � toutes les associations membres pour les tenir au courant dans le d�tail des d�cisions prises et les appelle � une rencontre en janvier 1999 afin de reconstruire le CMA. Il adresse aux mis en cause du Bureau des lettres recommand�es avec accus� de r�ception pour formaliser les d�cisions prises et demander la restitution des biens de l'organisation.

             En r�action, les mis en cause d�cident, en violation des statuts et des d�cisions du Conseil f�d�ral, de s'emparer du Congr�s mondial amazigh, publient un communiqu� en son nom dans lequel ils appellent les associations membres � venir se r�unir en congr�s � Lyon. Le 9 ao�t, le Conseil f�d�ral publie un communiqu� d�non�ant l'usurpation du nom du CMA par les mis en cause ainsi que le Congr�s envisag�. Ce congr�s, une simple rencontre bricol�e de gens qui ne s'�taient jamais rencontr� auparavant pour la plupart, a lieu cependant � Lyon, quelques jours plus tard, � la mi-ao�t, ce qui est une v�ritable supercherie. En effet, les mis en cause ont rempli la salle avec de nouvelles associations recrut�es pour la circonstance  en Kabylie faute d'avoir pu r�unir la majorit� des associations membres  du v�ritable CMA.

            Quelle est la premi�re action d'�clat de cette supercherie qui se pr�sente au monde comme le Congr�s mondial amazigh, dont on avait pu penser qu'il luttait, lui, contre les r�gimes arabo-musulmans nord-africains pour le recouvrement de notre identit� et de notre souverainet� chez nous, dans Tamazgha ? Eh bien, de f�liciter le nouveau roi du Maroc � l'occasion de son intronisation. Voici, d'ailleurs, les termes exacts  de la lettre qu'a adress�e, discr�tement, Rachid Raha, pr�sident de la supercherie, au roi Mohamed VI, ainsi chacun pourra appr�cier qui exprime les v�ritables aspirations historiques des Imazighen : 

 

A l'occasion de l'intronisation de Sa Majest� Le Roi Mohamed Ben Hassan Ben Mohamed, le pr�sident du Congr�s Mondial Amazigh, Mr. Rachid Raha Ahmed, �lu r�cemment � la II-i�me Assembl�e G�n�rale, tenue le 13, 14 et 15 ao�t � Lyon, pr�sente ses meilleurs f�licitations � sa Majest�.

 

Sign� : Rachid Raha Ahmed

(Cachet du CMA)

 

Fait � Melilla, le 8 septembre 1999.

 

            Le Conseil f�d�ral d�nonce cette supercherie par un communiqu� en date du 30 ao�t au vu des informations dont il dispose alors. Il montre le lien entre cette �ni�me tentative de casser le CMA et des tentatives anciennes, qui n'avaient pas r�ussi � Saint-Rome-de-Dolan, en 1995, et � Tafira, en 1997. Le complot contre le Congr�s mondial amazigh pouvait ainsi se lire plus clairement aux yeux des plus na�fs, bien que persiste encore le doute aux yeux d'autres, attach�s na�vement � une forme romantique de l'union, sur les v�ritables intentions des d�molisseurs du CMA. Pour d�fendre la v�ritable organisation, le Conseil f�d�ral convoque les associations membres pour janvier 2000 afin de pr�parer l'assembl�e g�n�rale du CMA d'ao�t 2000.

             Les mis en cause, qui ont toutes les audaces d'agents s�rs de leur puissance, croient pouvoir emp�cher cette r�union en assignant en r�f�r� le pr�sident du CMA, Mabrouk Ferkal, devant le tribunal de Cr�teil, demandant l'interdiction de cette r�union et la l�gitimation de leur rencontre de Lyon. Ils sont d�bout�s de leurs demandes et doivent assumer les frais du proc�s aux d�pens. Ils affirment, cependant, dans un communiqu� en date du 12 janvier 2000, contrairement � la v�rit�, que le tribunal a reconnu la l�gitimit� de leur supercherie de Lyon. On se demande, dans ces conditions, pourquoi ils doivent assigner, sur le fond, comme on le verra plus loin, Mabrouk Ferkal, en Justice.

            Dans le m�me communiqu�, ils affirment, sans rire, � qui veut bien les lire, que leur congr�s rassemble �� 70 associations membres du CMA et les milliers, voire les millions de leurs adh�rents qui ont choisi librement de participer au congr�s de Lyon� � Qu'un Congr�s amazigh ait pu rassembler, en ao�t 1999, des millions d'adh�rents, voil� qui aurait �t� un scoop dont tous les observateurs et historiens auraient d� noter l'apparition. Mais il n'en fut rien. On sait bien que le passage � l'an 2000 fut plein de proph�ties incroyables, mais celle-ci �tonnera particuli�rement les g�n�rations d'Imazighen � venir qui se pencheront alors  sur les annales amazighes de cette fin de si�cle. Elles penseront qu'il s'agissait d'un canular ou d'un bug de leurs anc�tres, mais nous devons penser � elles, et leur dire qu'il s'agissait bien, en effet, d'un bug, mais d'un bug dans la pauvre pens�e de la supercherie uniquement.

             Tr�s hypocritement, ensuite, ils cherchent une soi-disant r�conciliation pour emp�cher en r�alit� l'assembl�e g�n�rale du v�ritable congr�s pr�vue donc pour ao�t 2000. Les v�ritables congressistes �coutent leurs demandes hypocrites et exigent d'eux de r�pondre simplement, clairement et publiquement � certaines questions qui doivent �clairer l'opinion publique. Ces questions ont �t� post�es alors sur la liste de discussion Amazigh-net (http://[email protected]). Comme il fallait s'y attendre, aucune r�ponse n'est apport�e. Les r�cup�rateurs pr�f�rent toujours les agissements de l'ombre. Ils passent alors � une seconde offensive juridique, en juillet 2000, o� ils assignent, sur le fond, en justice le pr�sident du v�ritable CMA, Mabrouk Ferkal, pour obtenir que leur rencontre de Lyon soit consid�r�e comme seule l�gitime. Cette d�marche tra�ne en longueur de leur fait, on se demande pourquoi, puisque deux audiences pr�vues sont report�es, n'ayant pas pr�sent� leurs conclusions au tribunal.

             Entre temps, le v�ritable congr�s se r�unit en assembl�e g�n�rale � Bruxelles, en ao�t 2000. Il engage un mouvement de clarification, de rectification et de reconstruction. Il d�nonce la r�cup�ration des luttes amazighes avec le concours des Imazighen de service et indique le sens du v�ritable combat, celui du recouvrement de la souverainet� amazighe en terre amazighe. Il s'agit l� bien s�r d'objectifs incompatibles avec les vis�es r�cup�ratrices ni la folklorisation � laquelle est r�duite notre lutte par les agents des Etats nord-africains.

             Les usurpateurs du CMA tentent alors de recourir � leurs habituelles hypocrites demandes de r�conciliation � l'amiable dans le m�me temps o� ils maintiennent leur plainte (sic!). Cette contradiction ainsi que leurs tergiversations et obsc�nes propositions de partager les postes d'une nouvelle instance dirigeante (comme si c'�tait le but de la lutte amazighe) am�nent les v�ritables congressistes � les ignorer.

             Le 11 juin 2002 se tient, devant le tribunal de Cr�teil, une audience o� ils viennent d�fendre leurs th�ses, en multipliant les contradictions. Apr�s les plaidoiries, quand la date de la d�cision du tribunal est annonc�e pour le 17 septembre, l'un d'eux s'est m�me r�joui de pouvoir �d'ici l� organiser notre congr�s�, c'est-�-dire la seconde supercherie annonc�e � Lille pour fin ao�t 2002.

             Le Congr�s mondial amazigh contre lequel ont �t� mobilis�s les tribunaux fran�ais � deux reprises n'a pas fait beaucoup de bruit jusqu'ici aupr�s de l'opinion amazighe ou non concernant les agissements de ces usurpateurs. Il a continu� � travailler dans l'int�r�t de la cause amazighe, qui m�rite davantage que toute cette agitation st�rile. Mais puisque, maintenant, l'affaire est port�e sur le fond, malgr� nous, devant la Justice, il convient que chacun attende patiemment ses conclusions en septembre afin de dire qui est le v�ritable repr�sentant du CMA du point de vue du tribunal. D'ici l�, aucune partie ne doit prendre d'initiative publique compliquant davantage cette triste affaire. Les usurpateurs doivent donc, en toute logique, surtout pour avoir sollicit� eux-m�mes la Justice, renoncer � la tenue de leur seconde supercherie, annonc�e pour ao�t 2002 � Lille, s'ils ne veulent pas �tre contraints par les voies m�mes de cette Justice qu'ils ont mobilis�e contre nous. 

            Le Congr�s mondial amazigh appelle toutes les associations, personnes et organisations � ne pas cautionner la supercherie, d'autant qu'elle a pris sur elle d'aller en Justice contre le CMA et se doit donc d'attendre le verdict tant sollicit� et voulu de la Justice. Plus profond�ment, le CMA peut comprendre que beaucoup sont sinc�rement abus�s par les faussaires de Lyon, mais demain, lorsque les choses se seront clarifi�es, chacun pourra reprendre son engagement sur des bases plus s�res. Nous sommes en tout cas � la disposition de tous pour fournir preuves et compl�ments d'explications au sujet de l'ensemble de nos affirmations.

             Nous prenons l'opinion � t�moin de notre bonne volont� � respecter cette d�marche en Justice qui nous est impos�e et d�clarons fermement que nous nous opposerons � toute nouvelle tentative de brouiller davantage cette affaire. Notre d�termination � d�fendre la cause amazighe est intacte et nous serons d�sormais plus vigilants que jamais � l'endroit des r�cup�rateurs auxquels nous disons : No pasaran !!

 

 

Le Bureau du CMA        

            Paris, le 21 juillet 2002.

                                          

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