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Tiddukla Tadelsant Tamazight di Ottawa - Hull
Association Culturelle Amazighe � Ottawa-Hull
 Amazigh Cultural Association in Ottawa - Hull
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Enqu�te (Dimanche 08 Janvier 2006)

Agressions, vols, racket, kidnappings � la faveur de l�ins�curit� � Tizi Ouzou

Quand le banditisme dicte sa loi

http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=50578

Ali Far�s

�Je n�aurais jamais imagin� qu�un jour une chose pareille pouvait arriver chez nous�, l�che Da Achour en soupirant. Ce vieillard de 80 ans, rencontr� sur la route d�A�t Arif, a du mal � croire � l�histoire du kidnapping d�Iflissen dont a �t� victime le propri�taire d�une auberge pour qui une ran�on de 725 millions de centimes a �t� exig�e en plus de 250 millions que les ravisseurs avaient d�rob�s de la caisse de l��tablissement. Stup�fait, le vieux fixe son regard sur une petite for�t situ�e � quelques encablures : �Depuis quelques ann�es d�j�, mes petits-enfants ne s�aventurent plus dans ce bois ni m�me aux alentours. Les gendarmes qui faisaient des rondes ne les font plus pour des raisons que vous n�ignorez pas. Par contre, les bandits et autres voyous ont investi tous les lieux. Vous savez, la nature a horreur du vide. Nous ne pouvons que d�plorer cette situation.� Da Achour n�est pas seul � tenir ce langage. Beaucoup d�autres comme lui, plus jeunes et moins jeunes, pensent que la Kabylie est en proie aujourd�hui � un grave probl�me s�curitaire aussi meurtrier que le terrorisme m�me si ce dernier s�est quelque peu affaibli comparativement � un pass� r�cent. La wilaya a subi en quelques ann�es une v�ritable mue dans ses m�urs et ses traditions conservatrices. Le banditisme, qui reste quand m�me un ph�nom�ne nouveau, dans une r�gion o� le respect du voisin a toujours �t� chose sacr�e, gagne du terrain � la faveur du manque de s�curit�. Aussi, tout le monde (soci�t� civile, partis politiques, associations) s�accorde � dire que toute la Kabylie (Tizi Ouzou, Bouira et B�ja�a) vit actuellement dans l�ins�curit� totale et qu�il appartient, par cons�quent, � l��tat de prendre en charge en urgence ce volet. Les chiffres enregistr�s au niveau du groupement de gendarmerie de la wilaya de Tizi Ouzou sont en tout cas assez �loquents pour exprimer des inqui�tudes. En 2005, pas moins de 67 v�hicules, toutes marques confondues, ont �t� vol�s. S�agissant des agressions contre les personnes, ces m�mes sources d�clarent que 68 affaires trait�es ont conduit � l�arrestation de 97 personnes dont 53 plac�es sous mandat de d�p�t. Parall�lement, 20 affaires d�atteinte aux biens publics ont �t� �lucid�es et 16 �tablissements scolaires ont fait l�objet de vol et destruction de biens et mat�riels. Tizi Ouzou est �galement en passe de d�tenir un triste record en mati�re de suicide o� 34 cas, dont 5 femmes, ont �t� enregistr�s. Il y a lieu de savoir que les chiffres avanc�s ne repr�sentent pas la r�alit� du terrain dans la mesure o� seulement 20 brigades de gendarmerie restent actives sur les 67 communes de la wilaya. Un nombre tr�s insuffisant, notamment dans le Nord qui s��tale sur 70 km. �Nous sommes oblig�s de d�garnir une brigade pour placer des �l�ments sur certains axes importants afin d�assurer un minimum de s�curit� � la population�, dira le commandant du groupement de la wilaya, le colonel Hocine Guehfas. Il raconte � l�occasion l�affaire du couple agress� sur une plage de Ouaguenoun. �La jeune fille a d� son salut en courant chercher de l�aide alors que son compagnon a �t� sauvagement agress� � l�arme blanche par deux inconnus. Ces derniers ont �t� arr�t�s gr�ce � la c�l�rit� de nos �l�ments suite au signalement donn�  par la jeune fille. Malheureusement, son compagnon est d�c�d� des suites de ses blessures.�

�Nous avons peur dans  nos propres villages�
Tizi Ouzou 16 h. La ville grouille de monde. Tout le monde est press�. Il est vrai que la g�n�rosit� du ciel ne laisse pas de r�pit pour faire du l�che-vitrines. Mais ce n�est pas ce motif qui fait courir les gens dans tous les sens. Au diable les discussions qui peuvent attendre le lendemain. L�essentiel est de rejoindre son chez soi avant la tomb�e de la nuit, moment peu recommand� pour circuler que l�on soit pi�ton ou automobiliste. On nous d�conseille d�ailleurs de nous aventurer dans certains villages pour �viter les �rencontres du troisi�me type�. Opini�tres, nous ne ratons pas l�occasion le jour d�apr�s. Direction Azazga. La route interminable sous une pluie battante. Une escale du c�t� de Timizar (village natal du colonel Ouazour�ne) et plus exactement au village El Had. Les citoyens racontent que les d�placements sont interdits d�s le coucher du soleil. �Il n�y a aucune s�curit�. La moindre chose que vous risquez c�est de perdre votre v�hicule. Que ce soit ici, � Boudjima ou � Ouaguenoun, vous n�avez pas de protection � l�exception de la garde communale de Timizar pour 16 000 habitants. Il y a un barrage fixe � Aghrib � 20 km. En somme, sur 45 km vous n�avez pas la chance de trouver un barrage�, confie ce citoyen.
Ce dernier raconte que la semaine derni�re, son voisin qui se rendait au march� de Tala Athmane, t�t le matin, � bord de sa 504 b�ch�e a �t� braqu� par des inconnus � bord de deux v�hicules (Clio et 405). Heureusement pour lui, il a pu �chapper aux braqueurs. D�autres villageois rencontr�s sur la route ne cachent pas leur peur face � la recrudescence du banditisme tout en montrant du doigt les autorit�s qui �ne veulent pas renforcer la s�curit�.
�Nous avons peur dans nos propres villages alors qu�il n�y a pas plus sacr� pour les Kabyles que le village�, intervient un homme d�une cinquantaine d�ann�es. �Pour parer � toute �ventualit�, nous nous barricadons chez nous comme si nous �tions en pleine jungle. � d�faut de disposer d�une brigade de proximit�, on est oblig� de faire parfois 30 km pour un d�p�t de plainte. On vous laisse le soin d�imaginer dans quel �tat psychologique peut se trouver le plaignant�, dit-il. Quant � Amar �Mirabeau�, un citoyen tr�s connu � Dra� Ben Khedda, il n�h�site pas � qualifier d�anarchique la situation qui pr�vaut dans toute la da�ra, notamment au centre-ville. Pour lui, le manque cruel des corps de s�curit� a favoris� le recours � l�ill�gal. Il cite le cas des 300 constructions illicites �rig�es sur le passage d�un gazoduc et d�une ligne �lectrique de 30 000 volts. �Comment voulez-vous que le banditisme ne prenne pas des proportions alarmantes quand on sait que plus de 200 personnes ont carr�ment squatt� la voie ferr�e en y installant des �tals de fortune ? M�me la salle de cin�ma n�a pas �chapp� � cette pratique ; elle est squatt�e par une personne pour la transformer en habitation. Des d�bits de boissons illicites sont ouverts au vu et au su de tout le monde. Quant � la p�riph�rie, le vol de cheptel et le pillage de sable sont une activit� tr�s lucrative. Au march� de Tala Amara, on ne sait rien de ce que deviennent les recettes. Il y a une maffia qui contr�le tout : les bars, la prostitution, les parkings. En un mot, la Kabylie souffre d�ins�curit�. Il faut rendre � l��tat son autorit�. Transmettez aux instances du pays que nous avons besoin d��tre s�curis�s�.

Les bars ambulants  de Tirmitine
En quittant le sud-est de Dra� Ben Khedda, nous empruntons une route calme. Trop calme m�me. Les automobilistes pr�f�rent l��viter � cause du manque de s�curit� et des r�deurs qui y viennent pour racketter. C�est la route de Tirmitine qui m�ne vers le Pont-Noir (intersection de Boghni-A�t Yahia Moussa). Elle est r�put�e pour ses deux particularit�s : ses bars ambulants et sa casse, de voitures s�entend. Des dizaines de voitures garnissent le bord de cette route, notamment au niveau du petit lac. En r�alit�, les automobilistes ne viennent pas dans cet endroit pour admirer la nature mais pour faire les adeptes de Bacchus. L�on apprendra de la bouche des citoyens habitant ce coin que ces beuveries finissent toujours par des bagarres. Plus loin, la fameuse �casse� s��tale sur des centaines de m�tres. L�une des plus importantes du pays. On y trouve de toutes les marques. Le malheur est qu�elle n�est pas contr�l�e. Il arrive souvent qu�une voiture vol�e soit retrouv�e en pi�ces par son propri�taire. �S�il y avait un organe de contr�le, cela pourrait dissuader les amateurs de cette activit�, dira notre accompagnateur. Arriv�s au Pont-Noir, nous discutons avec les �l�ments du barrage fixe qui nous font savoir que pour le moment, il n�y a rien � signaler. Apr�s le pont, il n�est pas recommand� de poursuivre la route vers Oued Ksari (A�t Yahia Moussa). Cet endroit a souvent �t� le th��tre de faux barrages et d�accrochages entre les forces de s�curit� et les terroristes. Hac�ne, le chef des Patriotes dans la r�gion, raconte quelques anecdotes et mauvais souvenirs en tirant nerveusement sur sa cigarette. Il n�est autre que le fils de feu si Moh Nachid, h�ros notamment de la bataille de Tachtiouine (janvier 1959), dans la commune d�A�t Yahia Moussa, qui a fait des ravages dans les rangs de l�arm�e coloniale. �Apr�s le d�part des gendarmes, notre commune a plong� dans l�ins�curit� qui a favoris� la prolif�ration des maux sociaux et du banditisme, � savoir la vente de la drogue, la construction d�un bar illicite en plein jardin public, la petite criminalit�, le racket, la construction de baraquements, etc. M�me la for�t n�a pas �chapp� au massacre de la tron�onneuse. On abat les jeunes arbres pour en faire les pieds droits  tr�s demand�s par les entrepreneurs. Le wali est d�ailleurs intervenu il y a quelques mois en constatant que ce bois a �t� utilis� dans la construction d�un CFPA. Par ailleurs, le pont menant vers Timezrit a �t� d�stabilis� alors que le pont de B�ja�a  s�est effondr� � cause du pillage de sable non contr�l�. Il faut savoir enfin que le projet d�un des plus grands lyc�es du pays (22 milliards de centimes) conna�t un �norme retard � cause de l�ins�curit�, fait-il constater.

Qu�en pensent  les partis politiques ?
Les repr�sentants locaux des partis politiques sont d�accord sur le principe de la s�curisation de la population, terroris�e depuis quelque temps par la recrudescence du ph�nom�ne. Pour Boussa�d Boudiaf du RCD, son parti �a choisi de dire clairement que la s�curit� rel�ve de la comp�tence exclusive de l��tat et que, de ce fait, charge � lui de voir quels sont les moyens n�cessaires pour qu�ils se d�ploient de mani�re � assurer la s�curit� constitutionnelle du citoyen. S�agissant de la petite d�linquance, nous assurions nous-m�mes notre propre s�curit� mais les choses ont empir� pour g�n�rer la grande criminalit�, une situation pour laquelle la Kabylie n��tait pas pr�par�e. Toutefois, ce qui nous fait peur, c�est la d�linquance structur�e. En tout �tat de cause, l��tat ne peut tourner le dos � une situation qui devient de plus en plus alarmante�. De son c�t�, M. Ould-Ali, directeur de la Maison de la culture de Tizi Ouzou et pr�sident de l�Association Si Muhand u M�hand, dira : �Nous avons organis� des marches, des meetings et des conf�rences pour sensibiliser la population sur la lutte antiterroriste et organiser des groupes de d�fense aux c�t�s des gardes communales et des forces de l�ordre. Aujourd�hui, il y a un ph�nom�ne qui prend de l�ampleur interpellant tout le monde. Il est vrai que le d�part de la gendarmerie d�une grande partie de la Kabylie a amoindri les potentialit�s de s�curit� existantes.� Au RND, on pense que la situation a atteint un stade critique et la sonnette d�alarme est tir�e. �Il faudrait que les acteurs politiques de la r�gion et les pouvoirs publics se mettent autour d�une table, avec le mouvement citoyen, pour trouver les voies et moyens afin de r�gler la question�, dira M. Djaher. Me Belgacem fera noter que �beaucoup de d�cisions de justice sont rest�es suspendues faute d�un corps de s�curit� habilit� � assister soit le citoyen, soit l�agent d�ex�cution. Quand il s�agit d�acc�l�rer une enqu�te judiciaire dans les zones montagneuses ou rurales, la pr�sence d�un corps de s�curit� est importante et obligatoire. Nous n�avons jamais r�clam� le d�part des gendarmes mais il appara�t n�cessaire de discuter de ce sujet avec les citoyens�.
Le repr�sentant du FLN fait savoir que son parti �n�a jamais cess� d�attirer l�attention des pouvoirs sur la n�cessit� d�assurer la s�curit� des citoyens dans cette r�gion. Il est d�solant de constater, aujourd�hui, que la Kabylie soit amput�e d�un corps de s�curit� indispensable au maintien de l�ordre au sein de la population�.

A. F

Ins�curit� en Kabylie

A qui la faute ?

http://www.depechedekabylie.com/read.php?id=17983&ed=MTE0Ng==

On ne le dira peut-�tre jamais assez, la r�gion de Kabylie s�est dangereusement enfonc�e dans l�ins�curit� et l�inqui�tude. Cet �tat de fait, g�n�r� par un contexte politique et social connu par tous, m�rite aujourd�hui une approche encore plus rationnelle pour le d�cortiquer et pouvoir le g�rer.

Beaucoup de constats ont �t� �tablis, beaucoup de commentaires ont �t� faits, mais le mal demeure intact. Parfois croissant. De fait, il serait peut-�tre temps, pour nous, de regarder les choses bien en face et de nous poser les vraies questions.
L�amplification des actes de meurtres, de vols et d�agression serait-elle directement (et exclusivement) li�e aux douloureux �v�nements d�avril 2001 et le d�part des gendarmes de la r�gion ? O� serait-elle, tout simplement, la r�sultante de l�impuissance (r�elle ou suppos�e) des forces de s�curit� � contenir ce ph�nom�ne ? L�on pourrait, bien �videmment, s�aventurer � dire que la deuxi�me question n�aurait jamais exist� sans la premi�re, mais cela nous emm�nerait � une simple observation des �v�nements, et cela nous l�avons fait des dizaines de fois. La �d�localisation� (c�est le terme utilis� � l��poque par les autorit�s) des brigades de gendarmes de certaines communes de Kabylie a �t�, certes, une aubaine pour les dealers et les malfrats de tous bords, d�accro�tre leurs forces de nuisance et d�agir en tranquillit�. Toutefois, il serait injuste de nier que, dans bien de communes et villages, les populations locales se sont merveilleusement d�brouill�es pour se pr�munir de tout acte de d�linquance ou de criminalit�. Des communes enti�res sont d�pourvues de tout corps de s�curit� sans que cela ne g�n�re une quelconque hausse de la criminalit�. D�autre part, il serait impensable de remettre la gravit� du contexte actuel sur une soit-disant d�faillance des services de s�curit�, et cela pour plusieurs raisons. D�abord, parce que les diff�rents bilans d�activit� de la police (ceux de l�arm�e n��tant jamais communiqu�s) se passent de tout commentaire et prouvent � tant pis pour ceux qui ne veulent pas l�admettre � que les polices de Tizi Ouzou demeurent actives et tr�s efficaces. Plus de 85 des affaires li�es � la criminalit� ou � la d�linquance sont trait�es puis r�solues dans des d�lais parfois d�concertants. Des dizaines de gangs, sp�cialis�s dans diff�rents  trafics, ont �t� neutralis�s ces derniers mois � Tizi Ouzou et leurs membres traduits devant la justice.  De nombreux crimes et agressions ont �t� �vit� de justesse gr�ce � l�intervention  de ces m�mes policiers. Ces derniers temps, notre quotidien faisait �cho de la toute nouvelle strat�gie d�action de la police, et qui consiste � op�rer des descentes inopin�es dans les quartiers les plus sensibles des localit�s de la wilaya. A ce jour, trois op�rations du genre ont �t� men�es � Tizi et Dra� Ben Khedda et se sont sold�es par des dizaines d�arrestations et la r�cup�ration de drogues, de stup�fiants et d�armes blanches. De plus, il ne faut jamais omettre que les forces de la police, qui ont h�rit� des comp�tences territoriales des gendarmes ; ont d� agir sur des terrains ruraux vastes et tr�s contrast�s avec leur vocation � eux : les p�rim�tres urbains. Pour finir, rappelons que ces m�mes policiers ont �galement servir sur tous les fronts et qu�ils ont �t�, aux c�t�s des militaires, � l�avant-garde de la lutte anti-terroriste. Personne ne peut nier, n�anmoins, les quelques faiblesses (et parfois les absences) constat�es �a et l� dans le r�glement de certaines affaires. Plus que jamais donc, la Kabylie a besoin de toutes ses forces pour agir et pr�tendre gu�rir et non pour s�entre-d�chirer. Une fois les vraies questions cern�es, la riposte ne sera qu�une question de temps. L�ins�curit� nous interpelle tous.

Ahmed Benabi

 

KABYLIE
La d�linquance au grand jour
12 janvier 2006 -

http://www.lexpressiondz.com/T20060112/ZA9-8.htm

Les vols sont pratiquement devenus monnaie courante en Kabylie.

Il ne se passe pas, en effet, de journ�e sans que l�on soit inform� d�un vol et souvent d�importance en Kabylie. Les march�s, les transports de voyageurs et les endroits publics tels les gares et autres lieux sont les plus cibl�s par les voleurs � la tire. Dans les villages, ce sont les habitations individuelles, et notamment celles des �migr�s ou des gens ayant une quelconque rente, qui sont vis�es.
Dans la zone de la Kabylie maritime, ce sont les v�hicules qui attirent l�attention des larrons. Les services de s�curit� sont assez sollicit�s et il ne se passe pratiquement pas de semaine sans que l�on annonce des arrestations.
Les plus gros vols qui se sont d�roul�s en Kabylie sont certainement ceux-l� qui ont vis� les transporteurs de fonds et certaines agences bancaires avec � la cl� des millions de dinars, et souvent aussi des sommes importantes en euros qui se sont volatilis�es.
Les agences postales ne sont pas en reste et elles aussi ont pay� un lourd tribut. R�cemment, c�est le bureau de poste de Tizi Gheniff qui a �t� visit� dans la nuit de samedi � dimanche. Les monte-en-l�air ont ainsi p�n�tr� dans le bureau de poste par le toit. Une fois dans les lieux, les voleurs ont vainement essay� de forcer le coffre-fort. N�y �tant pas parvenus, ils se sont retir�s emportant avec eux le micro-ordinateur de cette agence du centre de paiement des ch�ques postaux de Tizi Gheniff.
Les vols sont ainsi devenus assez courants en Kabylie. Peut-�tre faut-il pr�ciser que, malgr� les efforts assez m�ritoires des services de police, il reste que la situation au plan s�curitaire laisse r�ellement � d�sirer dans cette r�gion. D�ailleurs, les forces politiques et principalement celles ayant pignon sur rue dans la r�gion n�ont pas h�sit� � signaler cela, et les citoyens aspirent r�ellement � une meilleure protection.
Le cas des enl�vements de personnes, lib�r�es souvent contre le paiement de fortes ran�ons, fait froid dans le dos. Laiss�e ainsi, la situation risque fort de devenir intenable et non ma�trisable en Kabylie. Les citoyens, et principalement dans les villages et hameaux, assurent une certaine autoprotection, mais au regard de la loi, cela n�est pas admissible car la s�curit� est du ressort exclusif de l�Etat. Il est donc inadmissible de laisser les citoyens, certes, pouss�s jusque dans leurs derniers retranchements, par la situation de plus en plus difficile, pour ne pas dire autre chose, s�organiser en groupes de vigilance. Il est peut-�tre � souligner que, selon les observateurs, c�est le terrorisme en d�clin qui engendre ce genre de situation avec des groupuscules arm�s ayant vers� dans le grand banditisme. Les forces de l�ordre semblent avoir int�gr� cette donn�e et il ne reste plus qu�� mieux se d�ployer, notamment en cette r�gion, afin de mieux assurer la protection des citoyens.

A.SA�D

Edition du 16 janvier 2006    Les services de s�curit� d�pass�s
http://www.elwatan.com/2006-01-16/2006-01-16-34320

Ces derni�res ann�es sont marqu�es par la d�t�rioration du climat s�curitaire en Kabylie. La criminalit�, sous toutes ses formes, enregistre des pics de plus en plus inqui�tants. Les actes de vol, les agressions, le trafic de v�hicules et de drogue entre autres foisonnent � travers les diff�rentes localit�s et font ainsi perdre � la r�gion son aspect paisible d�antan.
 

A l�ombre de la mont�e du banditisme, la Kabylie est devenue, en l�espace de quelques ann�es, une plaque tournante pour les trafiquants de v�hicules. Dans certaines r�gions de Tizi Ouzou, ce ph�nom�ne est plus que jamais fr�quent et plusieurs axes routiers sont devenus de v�ritables � coupe-gorges ï¿½ pour les automobilistes, comme la RN 25 et CW 128 reliant respectivement les da�ras de Dra� El Mizan et Boghni � Tizi Ouzou, o� d�innombrables chauffeurs ont �t� la cible des groupes criminels. Les constats des services de s�curit� font ressortir que les malfaiteurs agressent souvent le chauffeur pour s�emparer de son v�hicule avant de le c�der aux garages de la casse automobile qui proc�dent, � leur tour, � sa revente, soit en pi�ces d�tach�es, soit � la falsification de son identit� pour l��couler ill�galement sur le march�. Pour cette deuxi�me option, les trafiquants travestissent compl�tement le v�hicule vol� sous un num�ro de ch�ssis et une carte grise d�un v�hicule r�form�. Ce constat a �t� confirm�, il y a quelques semaines, par le chef de la s�ret� de da�ra de Dra� El Mizan, lors du d�mant�lement d�un r�seau de trafic de v�hicules dans la r�gion. � Les op�rations d�investigation que m�nent nos services font souvent �tablir que les v�hicules vol�s sont modifi�s et vendus facilement sur le march� sous l�identit� d�un v�hicule d�j� incendi� ou accident�. ï¿½

Plaque tournante

Les v�hicules ayant fait objet de vol sont souvent vendus en dehors de la wilaya et ceux qui sont vendus ici proviennent d�ailleurs. Ceci fait que les groupes de voleurs se tissent souvent des r�seaux � travers plusieurs wilayas pour faciliter l�interconnexion. Le r�seau ayant �t� d�mantel� r�cemment � Dra� El Mizan illustre bien la situation, car sa port�e a atteint les wilayas de Bordj Bou Arr�ridj et Mostaganem. Durant l�ann�e 2005 seulement, on estime � pr�s d�une centaine de v�hicules vol�s dans la wilaya de Tizi Ouzou. L�activit� florissante de la casse automobile dans la r�gion est ainsi per�ue comme le principal facteur qui encourage le trafic dans la wilaya. Dans la commune de Tirmitine, sur la RN 25 des dizaines d�escrocs ont ouvert des ateliers � ciel ouvert o� ils pratiquent le d�sossement de v�hicules, dans une totale impunit� de surcro�t. La plupart d�entre eux travaillent ill�galement et ne poss�dent m�me pas de registre du commerce, affirment certaines sources. Ces garagistes ont des connexions dans de nombreuses wilayas � l�est et l�ouest du pays o� ils �coulent facilement le produit vol� par le biais de relais locaux. Les habitants de Tirmitine, les riverains de la casse notamment ne cachent pas leur m�contentement, en endossant aux exploitants de ces garages la responsabilit� de la d�gradation du climat s�curitaire dans cette r�gion. � Depuis que la casse automobile s�est d�velopp�e dans notre r�gion, le banditisme s�est g�n�ralis� ï¿½, se r�volte un sexag�naire de Ta�chacht, � une centaine de m�tres de � la casse ï¿½. Son compagnon encha�nera : � Parfois, nous assistons durant la nuit � des sc�nes typiquement hollywoodiennes. Les brigands dressent des faux barrages en se faisant passer pour des terroristes. Quand arrive une voiture de luxe, le chauffeur est ligot� et jet� dans le ravin avant qu�ils ne s�emparent de la voiture. Les chauffeurs qui tentent de r�sister sont froidement assassin�s. ï¿½ Les r�seaux de soutien au terrorisme constituent, eux aussi, cette autre cat�gorie des groupes criminels qui se livrent au pillage, au racket et au vol � main arm�e. Ces derniers sont arm�s et agissent sous les ordres de ce qui reste des hordes int�gristes.En d�cembre 2005, neuf individus ont �t� interpell�s � Oued A�ssi impliqu�s dans le soutien et le blanchiment de capitaux au profit des islamistes. A travers les diff�rents villages et villes, l�opinion publique est unanime � remettre en cause l�efficacit� de la lutte contre ces fl�aux, men�e par les services de s�curit�, tous corps confondus. Une source s�curitaire de la wilaya de Tizi Ouzou a reconnu la v�racit� de ce constat. � Le traitement des affaires relevant du banditisme est soumis � des lenteurs �normes, que ce soit au niveau de la police ou de la justice ï¿½, a avou� un agent de la police judiciaire.

D�clarations minimes

Un citoyen relatera le r�cit cauchemardesque d�un proche qui a �t� victime d�une agression chez lui. � Mon oncle, �g� de 70 ans, raconte-t-il, a �t� attaqu� chez lui en pleine nuit par quatre voyous du village pour lui subtiliser une somme d�argent qu�il a retir�e de la banque le jour m�me. Heureusement pour lui, il a �t� averti par son chien avant que les voleurs n�entrent dans sa chambre. Il a cri� et attir� l�attention des voisins qui ont accouru et reconnu les quatre brigands qui ont pris la fuite. Mon oncle s�est pr�sent� � la s�ret� de da�ra et a d�pos� plainte en fournissant les noms et pr�noms de ses agresseurs, mais h�las l�affaire tra�ne depuis six mois sur les bureaux de la police sans que les accus�s ne soient interpell�s sous pr�texte qu�il n�ont pas �t� retrouv�s. ï¿½ Des sources s�curitaires affirment que les statistiques obtenues dans la r�gion font �tablir que les actes d�agression qui ne sont pas d�clar�es aux services de s�curit� par crainte de repr�sailles sont nombreuses. Les victimes, notamment dans les villages isol�s, subissent sans d�noncer leurs agresseurs qui sont de leurs connaissances, dans la plupart des cas, car elles ne sont pas prot�g�es. Au niveau de la justice, le calvaire des victimes innocentes n�est pas moindre. Un avocat �tabli � Dra� Ben Khedda tire la sonnette d�alarme quant � la recrudescence de la criminalit� en Kabylie en faisant savoir que les affaires relatives au banditisme (agression, vol et trafic en tous genres) repr�sentent 50% des dossiers trait�s par la justice.

Mohamed Na�li

LA KABYLIE SOMBRE DANS LE GRAND BANDITISME

http://www.lecourrierdalgerie.com/Papier%20du%20mercredi%201%20fev/kabylie.htm

C�est la loi de la jungle !

Jamais, peut-�tre, de m�moire, la Kabylie, r�gion jadis r�put�e pour son calme et sa s�r�nit�, n�a atteint une situation d�ins�curit� telle que celle  dans laquelle elle s�est graduellement engouffr�e ces deux ou trois derni�res ann�es. Les �v�nements de Kabylie ne sont pas �trangers � la pr�sente situation, en plus du marasme �conomique et social qui l�a s�rieusement gangren�e, avec en sus des fl�aux qui ont pris des proportions alarmantes, � telle enseigne qu�aujourd�hui son  quotidien est marqu� par des actes qui, souvent, rel�vent du cin�ma hollywoodien. Une simple r�trospective nous permet, en effet, de mesurer le degr� d�ins�curit� qui la caract�rise, faisant de cette r�gion un v�ritable lieu o� r�gnent le crime et ses corollaires.  Il ne se passe pas une semaine sans que l�on signale des actes de violence, des vols, des agressions parfois en plein jour, des enl�vements, d�incursions terroristes et des crimes aussi abominables les uns que les autres. La situation est propice � la mont�e de la criminalit� et du grand banditisme. De tels actes se suivent et se ressemblent. A Larba� Nath Irathen (lire l�article de M.A.) trois gar�ons ont �t� enlev�s par des inconnus en l�espace de quelques jours seulement. Les ravisseurs n�ayant pas demand� de ran�on, comme il s�est d�j� pass� des cas par le pass�, font dire � la vox populi, l�existence d�un r�seau de trafic d�organes. A A�t Oumalou, c�est le corps d�une jeune femme mutil� et amput� d�un sein qui a �t� retrouv� jet� dans un ravin le mois dernier.

Les groupes arm�s qui infectent encore les maquis ne sont pas en reste. Dans leurs diff�rentes descentes, il a �t� enregistr� des enl�vements et des kidnappings, notamment de patrons de bars. Trois cas au moins sont � cataloguer en Kabylie maritime depuis l��t� dernier.

Le dernier en date s�est produit � Iflissen, commune situ�e � un jet de pierre de la ville c�ti�re de Tigzirt, durant la nuit du 31 d�cembre dernier.  Le groupe arm�    qui se r�clamait du GSPC avait enlev� le patron du bar Azrou qui a �t� lib�r� trois jours plus tard apr�s le versement d�une importante ran�on. Quant � la deuxi�me personne enlev�e le m�me jour, en l�occurrence Morsli Med Sa�d, exer�ant comme  gardien de prison, il n�a pas donn� signe de vie jusqu�� aujourd�hui.

Ceci en plus des autres descentes que commettent ces groupes pour se ravitailler ou renflouer leur caisse. Ce n�est l� qu�un aspect de ce climat d�ins�curit�. Une autre forme de grand banditisme terrorise la population en g�n�ral et les automobilistes en particulier. Il s�agit, � ne pas en douter, des agissements des innombrables r�seaux de trafic de voitures. Plusieurs gangs  op�rent en Kabylie et des vols sont continuellement enregistr�s aussi bien en Kabylie maritime qu�en Haute Kabylie ou encore en Kabylie du sud.  S�il est impossible de d�cortiquer l�organigramme de ces groupuscules, il n�y a aucun doute, comme le corroborent de nombreux indices, � confirmer l�existence d�une v�ritable toile d�araign�e qui a des ramifications au niveau national. En t�moigne le groupe d�mantel�, il y a quelques semaines seulement, dans la r�gion de  A�n Zaouia par les services de s�curit�. Sur les voitures r�cup�r�es, certaines sont immatricul�es � l�ouest du pays.

Il s�agirait, selon des informations recueillies, d�une sorte d��change entre les groupes qui s�vissent � l�Est et ceux du Centre. Ces v�hicules sont destin�s � la pi�ce de rechange, commerce qui fait flor�s en Kabylie notamment. Ajoutez � cela les viols et agressions. M�me la ville de Tizi Ouzou, o� pourtant il y a une forte pr�sence des services de s�curit�, est en proie aux agressions. Des vols � la tire sont signal�s tous les jours au niveau m�me des boulevards les plus fr�quent�s.

La lutte contre la criminalit� reste insuffisante

En d�pit des coups de boutoir que leur ass�nent les services de s�curit� dans le cadre de la lutte contre ces fl�aux, il demeure qu�elle reste insuffisante puisque m�me si un certain recul est enregistr�, la situation n�a pas beaucoup �volu�. Lors d�un point de presse anim� par le chef de S�ret� de  wilaya de Tizi Ouzou, nous avons appris que les services de la police judiciaire ont r�ussi � traiter pas moins de 5 746 affaires li�es au banditisme, arr�ter 26 personnes sur un total de onze affaires li�es au vol de voitures.

Les homicides volontaires tiennent �galement une bonne place avec 13 cas dont 11 sont r�solus. Quant � la brigade des stup�fiants, elle a eu, pour sa part, � traiter 86 affaires � l�issue desquelles 110 personnes, dont un mineur, ont �t�  arr�t�es.

Trois S�ret�s de da�ra seront cr��es prochainement

La police et les services de s�curit� en g�n�ral comptent se red�ployer dans certaines localit�s livr�es � elles-m�mes depuis la d�localisation des brigades de la gendarmerie en 2002. L�urgence de la situation et la mont�e en fl�che de l�ins�curit� a fait que la S�ret� de wilaya eut d�cid� de cr�er trois S�ret�s de da�ra d�ici la fin du mois de mai prochain dans les localit�s  de Ma�tkas, Ouacifs et Ouaguenoun.

Deux autres sont pr�vues pour l�ann�e 2007 � Makouda et B�ni Yenni. Il s�agit de reprendre en main la situation comme le souhaitent les populations de ces r�gions qui n�ont pas cess� d�interpeller les hautes autorit�s sur cette question.

Brahim Boubchir

 

 

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