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Tiddukla Tadelsant Tamazight di Ottawa - Hull
Association Culturelle Amazighe � Ottawa-Hull
 Amazigh Cultural Association in Ottawa - Hull
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La souffrance de nos fr�res berb�res a assez dur� !
 

Edition du 19 avril 2005 > Idees-debat
http://www.elwatan.com/2005-04-19/2005-04-19-17562

              Avril 2005, les printemps passent et rien ne change pour nos compatriotes berb�res. Des ann�es de souffrance, des vies sacrifi�es et une fraction de la nation meurtrie par le m�pris qui lui est oppos�.
              Ce crime qui cause la douleur intarissable de nos fr�res berb�res doit cesser ! Il est temps, aujourd�hui, d�affronter s�rieusement et sans faillir la grande question de l�unit� nationale. Nos fr�res berb�res souffrent et les autres citoyens de ce pays ne peuvent continuer � d�tourner la t�te en refusant d�entendre le cri du d�sespoir. L�atteinte au libre usage d�une culture est un crime car elle se confond toujours avec le bien le plus pr�cieux de l�humanit�, celui de l�intelligence, celle-l� m�me qui nous distingue des b�tes et des civilisations ancestrales et barbares. La r�volte r�currente de nos fr�res de Kabylie est l�gitime car elle r�pond � une situation intol�rable de d�ni de droit et d�oppression. Nul arabophone, certainement pas moi-m�me, ne saurait dicter � quiconque ce qui serait la culture dominante, la culture officielle ou encore la culture historique d�un pays. Chacun a non seulement le droit de vivre sa citoyennet� avec la richesse culturelle qui lui a �t� transmise, mais aussi le devoir imp�rieux de contribuer � son �panouissement au b�n�fice de la nation. L�aveuglement des nationalistes, trop occup�s � leurs incantations ridicules et � leur �gocentrisme aveugle, n�ont bien �videmment pas su consolider cette nation. Les seules fondations solides qu�ils ont pu �riger sont celles des patrimoines personnels et des pouvoirs inamovibles avec l�aide du ciment de la terreur et de la corruption. Depuis des ann�es, des r�voltes sanglantes �clatent en Kabylie sans perturber le moins du monde ce syst�me monolithique d�une rare insensibilit�. M�me le probl�me islamiste, bien que douloureux et violent, n�a jamais pos� � ce point la question de la rupture nationale, car il est un accident de l�histoire dont les dirigeants de ce pays ont largement contribu� � alimenter. La question berb�re est d�une tout autre envergure car elle dissimule les plaies les plus profondes et les ranc�urs les plus dangereuses jusqu�� risquer de provoquer un jour ou l�autre l�irr�parable. Quant � nous-m�mes, d�mocrates, l�impasse est aussi manifeste, car nous serions aujourd�hui, comme en 1991, aussi mal � l�aise avec un fusil qu�ils ne le seraient avec un dictionnaire. La gravit� des �v�nements nous interdit pourtant de continuer � reproduire les m�mes strat�gies d�opposition qui sont vou�es � l��chec et qui engloutissent � chaque fois davantage de vies humaines pour un r�sultat nul. Des d�cisions radicales doivent �tre prises, notamment celles qui tournent le dos d�finitivement � toute discussion avec un pouvoir dont nous n�avons rien � attendre. Nos compatriotes berb�res doivent imp�rativement recevoir un signe d�encouragement et de bonne volont� si l�on ne souhaite pas aller vers l�horrible impasse de la guerre civile. Il suffit de surfer dans les diff�rents forums internet pour s��pouvanter de la querelle qui fait rage entre de tr�s jeunes citoyens. Les insultes et les invectives r�ciproques atteignent des niveaux horrifiants de racisme, d�intol�rance et de b�tise. Quant � la pseudo r�flexion, chacun y va de son calife ou de son Jugurtha pour lancer � la figure de l�autre son pass�, qui ant�rieur, qui plus honorable. A chaque r�miniscence de la douleur de mes compatriotes berb�res ou d�une comm�moration, j��prouve le souhait et le devoir de leur t�moigner mon enti�re solidarit�. Dans ces moments, j�ai envie de leur r�p�ter inlassablement, si mon engagement militant ne le prouvait d�j�, que leur douleur est la mienne. J�ai envie de leur dire, avec l�humilit� et la pudeur que la situation exige, que je les aime avec la m�me intensit� que toute partie de mon identit� nationale. Lorsque l�occasion m�en a �t� fournie durant ces ann�es, j�ai toujours commenc� mes paroles en rappelant que je suis Alg�rien et donc �galement citoyen de Kabylie. J�ai cette naturelle impression que je suis parmi les miens lorsque je m�adresse � eux. Ma position serait identique quels que soient le lieu et la communaut� dont il s�agit, de surcro�t lorsque cette derni�re a le sentiment d��tre humili�e. Tout cela est indigne et doit cesser.
Sid-Lakhdar Boumedi�ne

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