Hier, j'ai pris une décision importante. Depuis quelque temps, je me cherche. J'ai envie de m'investir dans quelque chose, mais je ne sais jamais quoi. Les activités artistiques et manuelles m'intéressent beaucoup: j'ai recommencé à tricoter, j'ai ressorti la broderie. Mais je sais fort bien que je ne mènerai aucun de ces projets à terme en 2002: je manque de patience pour ce genre de choses. C'est trop lent, les progrès sont trop lents à paraître.
Par contre, j'ai beaucoup de patience lorsqu'il s'agit de faire de la peinture. J'ai l'impression de contrôler quelque chose: le travail que je fais, je le vois! J'ai longtemps suivi des cours de dessin et de peinture, et cela me manque. J'adorais cela. J'avais arrêté parce que j'étais trop vieille pour continuer avec mon professeur (ah! ce cher Claude!), et recommencer avec un pur inconnu m'insécurisait. Aujourd'hui, je crois bien que cela n'a plus d'importance. J'avais des réticences parce que la professeur que j'avais eue avant Claude nous imposait des sujets de dessins, et je n'ai jamais aimé être trop dirigée. J'imagine que les cours qui s'adressent aux adultes sont beaucoup plus libres. J'aimerais bien apprendre à peindre des portraits. Je suis assez bonne avec les paysages et avec les animaux, mais j'ai encore beaucoup de travail à faire en ce qui concerne les portraits.
C'est étrange comme cette petite décision de poursuivre mon apprentissage artistique me rend heureuse. La vie me semble tout à coup beaucoup plus gaie et légère. Il est vrai que la peinture et le dessin sont des domaines dans lesquels je me sens passablement compétente, alors j'imagine que ce sera pour moi une occasion d'améliorer mon estime de moi-même. C'est peut-être pour cela que je suis si emballée à l'idée de recommencer les cours. J'ai hâte, comme une enfant à qui l'on vient de présenter une feuille blanche, des pots de peinture et des pinceaux: je me sens l'âme d'un créateur.
Le 25 février 2001 | Billets | Retour