Vous ai-je d�j� dit � quel point je d�testais le dimanche? (Apr�s v�rification, oui, dans ce billet.) D�cid�ment, �a ne s'am�liore pas avec le temps. Je suis assise � mon ordinateur � tuer le peu de minutes qu'il me reste avant de d�buter une nouvelle semaine de travail intense. Ma vie est programm�e, je n'ai le temps que de lire, de faire des devoirs, d'aller � l'�cole et de dormir un petit peu... Mais ce n'est pas une vie �a! Merde! J'ai peine � trouver la force de me lever tous les matins. Je n'ai plus de plaisir � aller � l'universit�. Mes cours sont merdiques, je ne me sens plus � ma place sur les bancs d'�cole.
En fait, je me sens � ma place nulle part ces temps-ci. Je cours apr�s le temps comme un chat court apr�s sa queue. C'est un exercice qui ne donne rien, qui est �puisant et dont on se lasse assez rapidement. J'ai trop de boulot, et la session ne fait que commencer. Comment vais-je passer au travers? Comment vais-je arriver � me lever chaque matin pour aller � l'universit� alors que je sais fort bien que lui n'y est plus. Quand il y �tait, j'�tais contente d'y aller, pour le voir. J'avais une raison, une motivation. Maintenant, je n'ai plus rien. J'y vais par obligation, et je d�teste �a. J'essaie de m'encourager en me r�p�tant que c'est le huiti�me trimestre, qu'il est normal que je sois un peu en panne. Mais c'est le dernier, et je devrais �tre heureuse. Pas du tout. Je ne vois que le moment pr�sent, et ma nuit qui s'�courte au fur et � mesure que la page s'allonge...
J'ai peur d'affronter une nouvelle journ�e. J'ai peur d'affronter une nouvelle semaine. J'ai peur d'avoir � sortir de mon lit demain matin. J'ai peur de ne pas arriver � la fin de la session en m�me temps que tout le monde. J'ai peur de ne pas avoir de bons r�sultats � l'�cole. J'ai peur de m'�tre fix� des objectifs si �lev�s et de ne pas pouvoir les atteindre. J'ai peur d'en avoir trop sur le dos. J'ai peur de la solitude. J'ai peur d'avoir aussi peur.
Le 13 janvier 2001 | Le 4 f�vrier 2001 | Billets | Retour