Ses yeux me manquent. Je ne me souviens plus de leur couleur, de ce bleu si profond, de ce bleu pur comme le ciel par une journ�e d'hiver glaciale. J'ai oubli� ces grands cils, cette couronne d'�b�ne autour de tes yeux, cet oasis pur o� je r�ve de me noyer. Je ne me souviens plus de l'effet que �a fait de les avoir pos�s sur moi, ni du petit frisson qui remontait sur mon �chine, ni du rouge qui me montait aux joues.
Sa voix me manque. Je ne me souviens plus de sa douceur, ni de ses accents moqueurs. J'ai oubli� la sensation de pl�nitude que je ressentais lorsque je laissais sa voix caresser mes oreilles. Il y a bien longtemps que je ne me suis pas perdue dans le son de sa voix, transformant ses mots en mots d'amour que je r�ve de lui entendre me dire. Je m'ennuie de l'entendre rire.
Sa pr�sence me manque, plus cruellement que tout le reste. Je ne me souviens plus du bonheur, de l'extase qu'un moment en sa compagnie me procurait. Depuis qu'il est loin, j'ai m�me oubli� d'�tre heureuse.
La m�moire est une facult� bien cruelle. J'oublie ce que tu �tais, mais j'ai souvenir de de que tu repr�sentais pour moi. J'ai fra�chement en m�moire tout l'amour que j'ai pour toi et que j'aimerais bien arriver � oublier. Je me souviens aussi que tout cela te laisse de glace. Mon coeur vit une �re glaciale et aurait grand besoin de se r�chauffer.
Le 9 novembre 2000 | Le 17 novembre 2000 | Billets | Retour