Le 30 mai 2000

Bizzarreries...

Parfois, je me demande vraiment si j'appartiens bel et bien � la race humaine. Peut-�tre suis-je la fille d'un quelconque extraterrestre, et je l'ignore encore. Vous vous demandez certainement pourquoi je dis cela... C'est que parfois, je vois des choses si �tranges que je me demande comment on peut en arriver l�. Je vous raconte la sc�ne.

Il est 23:15, je suis dans la voiture, faisant le trajet que mon bolide (celui de ma m�re en fait) conna�t par coeur et qui s�pare le domicile de mon copain et ma propre maison. Environ � mi-chemin,je vois deux jeunes hommes discuter au bord de la rue. Jusqu'ici, rien de surprenant. L'un d'eux �tait assis sur le trottoir. Son compagnon �tait assis en face de lui, dans un fauteuil!

J'ai trouv� la sc�ne si �trange que pendant le reste du trajet, je me suis mise � imaginer ce que ces deux gar�ons pouvaient bien se raconter. La discussion devait �tre importante et longue pour demander un fauteuil. Parlaient-ils de la femme de leur vie, du prochain film de Lucas ou de la couche d'ozone qui s'amincit de plus en plus dans l'Artique? J'�tais vraiment curieuse de savoir ce qu'ils pouvaient bien se raconter ces deux moineaux.

Je me souviens que quand j'avais cet �ge, moi aussi, je ne pouvais attendre lorsque j'avais besoin de parler � un ami. Encore aujourd'hui, l'urgence de parler me frappe intens�ment. C'est un peu pour cette raison que j'ai cr�� cette page. Parce que personne ne saurait que faire de ce que j'ai � leur confier. Trop embarassant. Moi-m�me, je n'en veux pas, je ne sais trop comment me positionner avec cela, alors j'essaie d'imaginer les autres.

Alors ce soir, installes-vous confortablement dans votre fauteuil, je prends place sur le trottoir, et laissez-moi vous confier un secret. Depuis plus de deux semaines d�j�, je l'ai perdu. Mon r�ve s'est envol� en fum�e depuis qu'il se consume pour une autre. Moi, je refusais d'y croire, jusqu'� ce que je le vois, p�tillant, rayonnant, heureux comme il ne l'avait pas �t� depuis longtemps. J'ai eu un choc. Et depuis ce temps, j'ai un grand trou dans le coeur, comme s'il me manquait quelque chose. � ma grande surprise, je n'ai pas de peine. Juste de l'amertume, de la d�ception. J'aurais cru ma r�action plus violente, enflamm�e, passionn�e... Mais non, rien de tout cela. Est-ce si ordinaire, la mort d'une flamme? Et d'abord, est-elle vraiment morte? C'est bizarre l'amour...

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