Le 17 août 1999

Après deux longues semaines...

Enfin de retour, après deux interminables semaines. Mes doigts démangeaient de vous raconter les petits incidents qui meublent ma vie... Je pourrais vous raconter mon escapade chez le dentiste (ou comment gagner 264$ de l'heure). Mais je n'ai pas envie de me remettre en colère. Je n'ai pas digéré le fait de devoir débourser 22$ pour une consultation qui a duré, au maximum, 5 minutes. Qui plus est, j'ai déboursé 22$ pour me faire dire que la dentiste ne pouvait rien à mon mal, de continuer à prendre des anti-inflamatoires et de me brosser les dents souvent! Non mais, on me prend pour qui? Ça faisait depuis 1993 que je n'étais pas allée chez le dentiste, et je vais être aussi longtemps (sinon plus) sans y retourner. Ça y est, me voilà à nouveau en train de grogner! Vite vite, on change de sujet!

Je pourrais bien vous parler boulot, mais je suis certaine que vous n'avez pas réellement envie lire des plaintes et des lamentations sur le fait que je suis complètement épuisée et tannée de travailler et que j'ai hâte de retrouner à l'école pour enfin cesser ce foutu job! N'est-ce pas?

Vous vous demandez peut-être pourquoi je ne vous ai pas encore parlé de "Il"... Peut-être parce que je n'ai pas vraiment envie d'en parler... Je veux garder pour moi les dernières lueurs d'une flamme qui semble faiblir quelque peu depuis quelques jours. Il me manque. Je n'ai plus la chance de discuter des heures avec lui, plus la chance de frôler son coeur, de lire en son âme. La complicité entre nous s'en trouve diminuée, forcément. Oh bien sûr, nous sommes toujours de très bons amis, mais nous n'échangeons plus ces petits regards complices, nous ne passons plus de folles soirées à rigoler ensemble...

Peut-être est-ce donc seulement l'ennui qui ébranle la tour dans laquelle j'avais si soigneusement abrité mes sentiments pour lui. Peut-être pas... Je ne sais trop ce qui se passe, mais je ne ressens plus ce petit pincement au coeur (si agréable!) lorsque je suis avec lui, je ne suis plus aussi fébrile en sa présence. Je voudrais qu'il m'accorde plus d'importance peut-être, je ne sais trop. Il manque quelque chose, le petit ingrédient magique qui fait que j'avais toujours envie d'être avec lui et qui, aujourd'hui, fait gravement défaut dans ma vie. En attendant, dodo...

Le 24 juillet 1999 Le 18 août 1999 Retour

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