Une autre semaine qui commence. Une autre semaine, qui me sépare de la fin de semaine, qui me sépare de lui. Cinq longues journées, à ne pouvoir que le rêver. Le son de sa voix me manque déjà. C'est idiot, je voudrais lui téléphoner, mais il est au travail. Quand il reviendra, c'est moi qui travaillerai. Je tourne en rond! J'imagine que je dois prendre mon mal en patience! Je sais, cinq journées, ce n'est pas la fin du monde. Mais je me fout de ce que c'est! Pour moi, cela semble insurmontable!
Plusieurs fois, j'ai songé à écrire ici son prénom, suivi de ces trois petits mots: je t'aime... Comme ça: Prénom, je t'aime. Je n'aurais plus besoin de me le cacher, ni de lui cacher. Il saurait. Mais à quoi bon? Il ne m'en aimera pas davantage! Ça ne risquerait que de briser cette relation que j'ai mis un an et demi à construire... Enfin, je devrais dire qu'on a mis un an et demi à construire, mais je n'ai jamais vraiment senti de volonté de son côté. C'est une relation à sens unique, un amour à sens unique. Je voudrais pouvoir me dire que j'ai fini de courrir après lui, que je vais rester la tête haute, que je vais soutenir son regard, mais j'en suis incapable. Je suis... possédée. Je suis sienne. Le drame dans tout cela, c'est que je suis sienne et qu'il ne veut pas de moi. Je ne suis pas assez bien pour lui; pas assez jolie, j'imagine.
***
Permettez moi de faire une parenthèse dans mes lamentations pour vous raconter ce qui m'est arrivé hier soir. En arrivant chez mon copain, en revenant du cinéma, ma voiture (celle de ma maman, en fait) avait disparu! La première chose à laquelle j'ai pensé fut celle-ci:" Mon char sibole!" Je ne comprenais pas. Il y avait une belle Malibu de l'année dans la cour, et ils auraient volé une Plymouth Acclaim 1991! Il y avait quelque chose qui clochait. Les parents de mon copain n'étaient pas là pour nous fournir d'explications. On avait volé ses parents également! Avant d'appeler la police, j'ai décidé d'appeler chez moi, pour savoir si ce ne serait pas eux qui, par hasard, seraient venus chercher la voiture. Fiouuuuu!!! Ils étaient venus la chercher pour la prêter à mon oncle qui était resté en panne! Quel soulagement! Il n'y à qu'à moi à qui de pareilles aventures arrivent! Par chance que je ne suis pas cardiaque car je crois que j'y restais.
Bon, je dois aller travailler. Je vous dirai peut-être quelques mots en revenant.
Le 13 juin 1999 Le 17 juin 1999 Retour