Le 5 juin 1999

Un accent aigu sur le point d'interrogation

La ponctuation en prends pour son rhume ce soir. Monsieur Grévisse doit se retourner dans sa tombe à l'heure qu'il est. L'accent accentue. Le point d'interrogation interroge. C'est donc dire que mon interrogation s'accentue. Ou que mon accent s'interroge? Peu importe, l'idée d'empleur et l'idée de questionnement sont toutes deux présentes.

Un grand trou noir règne dans ma tête. C'est toujours ainsi lorsque je tente de résoudre un problème de coeur avec la tête. On dirait que mon cerveau et mon coeur sont deux organes incapables de fonctionner de concert. Ce que mon coeur voudrait, ma conscience ne le tolère pas. Et, inversement, ce que ma conscience veut fait en sorte que mon coeur est blessé. Et chaque fois que j'essaie de me pencher plus attentivement sur le problème pour essayer de réconcilier le penseur et l'émotif, toutes mes pensées et tous mes sentiments sont aspirés par un grand trou noir qui les recrache plus mêlés qu'ils ne l'étaient avant.

J'ai un peu l'impression de faire un casse-tête en ce moment. Vous savez, ces petits casse-tête de 1000 morceaux où il en manque un pour boucher un trou. Ce genre de trou impossible à combler. Ce genre de trou qui nous empêche de voir tout le sourire de l'enfant sur la photo, l'étoile qui brille dans le ciel de Paris... J'ai parfois la certitude d'avoir essayé à trois reprises chacun des 836 morceaux qui sont encore sur la table, mais je ne réussis toujours pas à boucher le trou dans l'image. Et sans le morceau, l'image n'est pas complète. Un sentiment d'oeuvre inachevée, tant que je n'ai pas réussi à mettre la main sur le bon morceau, celui qui "fitte" parfaitement. C'est un peu comme ça que je me sens, ces jours-ci. Il manque un morceau au casse-tête de mon bonheur. Un morceau qui demeure caché, un morceau que je perds au milieu de tous les autres qui meublent mes pensées. Et c'est troublant! Je voudrais mettre le grapin dessus pour enfin pouvoir passer à autre chose, pour enfin pouvoir continuer ailleurs, faire naître un nuage dans le ciel de mon image. Je suis obsédée par ce ridicule petit morceau!

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Pour les habitués, vous aurez sûrement remarqué quelques petits changements en ce qui concerne le "look" de cette page. Une envie de changement. Peut-être le vent d'été, le soleil qui m'a trop tapé fort sur la tête. Je ne sais trop. Toujours est-il que je trouve cela beaucoup plus facile à lire ainsi. J'ai laissé tomber le cahier spirales, du moins pour l'été. Le professeur est en vacances!

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Je vous parle souvent de "il". Ce "il", ce soir, je voudrais vous le décrire, vous dire qui il est en réalité. Mais je n'en ferai rien, car un de mes lecteurs risquerait de s'en trouver visé directement! Néanmoins, je me permets de lui dédier ces paroles, extraites d'une chanson d'Éric Lapointe. Vous savez, je dis souvent que je m'abreuve de ses mots, que je bois ses paroles. Je n'ai pu m'empêcher de songer à lui en entendant ces mots, qui me font sourire chaque fois que je fais jo

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