Quelques mots éparses, sur l'écran de mon ordinateur. Je n'arrive pas à rassembler mes émotions en un tout. Une larme ici... un sourire là... Rien qui ne ressemble à un état d'âme. Je suis comme une page blanche pour l'artiste en panne d'inspiration. L'angoisse, la lividité, le vide. Un mélange de peur et de tristesse.Un ami m'a dit que je devrais le laisser venir à moi, que s'il ne vient pas, c'est que je ne le mérite pas. La trop grande simplicité de ces paroles me fait peur. Et s'il avait raison? Je sais qu'il ne viendra pas à moi. Pas dans ces conditions, à tout le moins. Alors quoi? Je me raconte tout simplement une belle histoire pour rêver et m'évader?
Mais si j'ai la conviction, dans mes veines, dans mon sang, dans ma chair qu'il me revient, si je suis certaine que nous avons un quelconque bout de chemin à faire ensemble, si j'en suis tellement convaincue, suis-je idiote? J'imagine que le temps m'apportera la réponse à cette question. Réponse que je crains de plus en plus...
Néanmoins, j'ai résolu de le laisser agir en premier. Ouais ouais, ceux qui me connaissent me diront que ce sont là promesses d'ivrogne! Et vous avez probablement raison. Je ne suis pas assez patiente. Je lui facilite trop la vie. Il a le beau rôle dans cette histoire. Il serait idiot de changer son fauteuil si confortable pour mon petit tabouret auquel il manque une patte!
Tant qu'à plonger dans mon univers de questionnement, je voudrais bien avoir la réponse à cette question: Pourquoi est-ce que je n'arrive pas à me trouver un boulot qui a du bon sens? Je crains de plus en plus de passer l'été chez moi, à me morfondre, comme l'été passé. Ce n'est pas très payant! Mais s'il n'y avait que l'argent! Mais le pire, c'est de n'avoir rien à faire. Quatre mois, c'est long. Et je suis allergique à la solitude! Somme toute, assez déprimant! Quand on est né pour un petit pain!
Pourtant, je ne suis pas une idiote. Dans mon domaine, je n'ai pas de difficulté à me trouver un boulot. La session dernière, j'avais trois emplois de "prof". Je dois avoir certaines qualités, bordel! (Pardon, je suis quelque peu irritée!) Mais quand on ne ressemble pas à une carte de mode, on n'est pas présentable, on ne peut pas travailler dans le public... Tite vie!
Le 6 mai 1999 Le 27 mai 1999 Retour