Dimanche, 14 mars 1999

La monotonie de mon quotidien vient de me frapper en plein visage. *Paf* J'imagine que c'est ce que l'on pourrait désigner sous le nom de syndrôme pré-lundi. C'est déprimant. La semaine me semble être une montagne. En rendue au pied, je n'aurais qu'une seule envie: faire demi-tour et rentrer chez moi. Profond découragement.

On dirait que tout est toujours plus pénible le dimanche. La température, la musique, l'humeur de tout le monde... À croire que je ne suis pas la seule à détester le dimanche soir. Et la solitude dans tout cela? Ce qu'elle peut être lourde à porter! C'est la seule présence dans mon dimanche soir. Une présence qui n'est là qu'afin de me rappeler son absence.

J'imagine que c'est comme ça pour un peu tout le monde. Solitude est une bien triste compagne, peu importe avec qui elle se trouve. C'est une de ces personnes dont le caractère est compatible avec une minorité de gens, une personne que l'on n'aime pas fréquenter.

Je rêve de naître par sa bouche. L'entendre prononcer mon nom doucement, au creux de mon oreille. Le voir mourir sur ses lèvres. Et pourtant, il n'y a que Solitude pour me narguer de son blanc visage livide et sans émotion. Oh elle est patiente et semble m'aimer puisqu'elle ne se tanne pas de m'entendre me plaindre de sa présence. Je la déteste! J'aurais envie qu'elle colle à quelqu'un d'autre. Pas toujours à moi de souffrir...

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