Je vous néglige, j'en suis consciente. Mais comment faire pour tout faire? Je manque de temps pour prendre soin de moi, pour prendre soin de mes amours, pour étudier et pour travailler. Vous allez peut-être vous demander ce que je fais? Probablement que j'en fais trop. Toujours est-il que ma vie est très très bien remplie. Alors comment se fait-il que je trouve le moyen de m'ennuyer?
Je me demande si le fait d'ouvrir mon coeur changerait quelque chose au vide que j'éprouve depuis quelques temps. Renaîtrais-je par la confidence? Je ne sais pas. Mais je sais un chose; j'ai envie de lui dire ces mots que je retiens, ces mots qui m'oppriment, ces mots qui me trahissent, ces mots qui me tuent. Je voudrais les lui dire pour qu'il partage enfin mon secret, qui se fait de plus en plus lourd à porter. Mais comment y parvenir sans brusquer, sans faire de vagues et sans bruit? Je l'ignore... Alors je garde la tempête et les pleurs pour moi seule...
Je suis triste. Lorsque je ferme les yeux, j'arrive presque à pleurer, mais le souvenir de son sourire m'empêche d'évacuer cette tristesse et me plonge dans un gouffre sans fond: la mélancolie. Je me mets à songer... Ces longs cils qui chatouillent mon âme à chaque battement de paupières... Hmmmm...
Un jour de septembre 1998 Le 16 octobre 1998 Retour