Aujourd'hui, pour tromper ma soliture et pallier à la monotonie du quotidien, je suis allée en ville, à "mon petit parc". C'est étrange! je suis allée là dans l'espoir de voir une petite fille jouer dans l'eau et la dessiner. Elle était là, jolie comme je l'avais imaginée. Elle portait même un chapeau comme je l'espérais. Mais je n'ai pas su l'immortaliser. Mais le simple fait de l'observer m'a emplie d'une joie étrange. Impalpable.
Assise seule, les pieds dans l'eau, je me sentais vraiment bohème! J'avais même le cahier à croquis et je griffonais quelques mots. L'espace d'une heure, j'étais une autre fille. Ça m'a fait du bien de laisser Karine à la maison pour aujourd'hui et d'emprunter le costume de l'anonymat. J'ai presque oublié que je m'ennuie à mourir depuis quelques semaines.
Ce soir, sortie avec des amis. J'aurais voulu les serrer fort fort dans mes bras pour leur montrer que je les aime, mais je n'ai pas osé. Je crains que mes crises d'affection n'effraient les gens. Alors je les garde pour moi. Mais ce soir, je suis toute à l'envers. J'aurais besoin d'un gros calin, d'entendre une voix sécurisante dans ma nuit. Mais je sais fort bien qu'il est trop tard pour appeler chez les gens. Alors je suis seule avec le silence... Quel triste compagnon! Je vais aller dormir...
Un jour de septembre 98 Retour à la page principale...