LE CONFLIT EN BREF
Le 15 septembre 98, les 85 employés syndiqués de Radio-Nord déclenchent une grève générale et illimitée.
Le 16 septembre, des scabs entrent au travail, le passage du ministre Bernard Landry en région passe inaperçu.
Le 17 septembre, les employés syndiqués refusent de voter sur les dernières offres patronales jugeant qu'elles ne contiennent rien de nouveau.
Le 17 septembre, Jocelyne Wheelhouse, présidente du SEUAT donne son appui affirmant que le recours à la grève est l'ultime solution quand le respect n'existe plus.
Le 20 septembre, le porte parole patronal, Yvon Bellerose soutient que la direction de Radio-Nord veux sauver des emplois, pourtant 12 postes ont été coupés au cours des derniers mois.
Le 21 septembre, les employés syndiqués répliquent que Radio-Nord va de plan de compression en plan de compression, alors que la promotion est déficiente.
Le 22 septembre, Yvon Bellerose en remet en ajoutant que la présence de journalistes cameraman existe en Outaouais, et que les téléspectateurs ne voient pas la différence.
Le 23 septembre, réponse syndicale, les journalistes cameraman existent seulement en Ontario, et que les cameraman n'ont pas le recul et la connaissance des dossiers pour réaliser des entrevues en profondeur.
Le 24 septembre, les 85 travailleurs en grève de Radio-Nord durcissent le ton. Ils refusent tout compromis sur les principe des journalistes cameraman, des caméraman journalistes, et des animateurs qui lisent des nouvelles.
Le 25 septembre, les syndiqués y vont d'une offre de compromis au sujet des animateurs à contrat. Ceux qui sont déjà en place pourront choisir entre l'obtention d'une permanence ou un contrat.
Le 26 septembre, plus de six mille travailleurs syndiqués affiliés à la CSN donnent leur appui aux employés en grève de Radio-Nord.
Le 26 septembre, les membres de l'exécutif du conseil central de l'Abitibi Témiscamingue et de l'Ungava (CCATU-CSN) manifestent devant les bureaux de Radio-Nord à Rouyn-Noranda.
Le 27 septembre, les députés fédéraux Pierre Brien et Guy Saint-Julien, le chanteur Richard Desjardins et plusieurs artistes donnent leur soutient aux grévistes.
Le 28 septembre, l'équipe du point viens faire son tour sur la ligne de piquetage.
le 29 septembre, les employés syndiqués de Radio-Nord manifestent devant l'entreprise de production télévisuelle Sonimage de Val d'Or. L'entreprise produit des message publicitaires pour le compte de Radio-Nord pendant le conflit.
le 29 septembre, les 85 employés syndiqués de Radio-Nord tiennent leur deuxième opération klaxon pour signaler la deuxième semaine de grève.
le 29 septembre, les 1500 syndiqué(e)s de Radio-Canada membres du syndicat des communications (FNC-CSN) donnent leur appui aux grévistes.
le 29 septembre, Radio Nord embauche deux scabs de Maniwaki pour faire la description du match Foreurs Huskies.
Le 30 septembre, l'entreprise de conditionnement physique Cadrio-Flex Tonic à Val d'Or, retire sa publicité, à la suite d' une visite des employés en grève. La compagnie CKM9 de Macamic se préparait à y tourner des images.le 30 septembre, le conseil de la culture fait circuler une pétition demandant à Radio-Nord de respecter ses engagements devant le C.R.T.C.
OCTOBRE
Le 6 octobre, Radio-Nord demande une trève à ses employés du service de l'information pour la durée de la campagne électorale.
le 7 octobre, les employés en grève de Radio-Nord demandent aux dirigeants de l'entreprise de s'asseoir pour régler le conflit avant la prochaine campagne électorale, au lieu du scénario d'une trève.
le 9 octobre, l'émission Le Point de Radio-Canada diffuse un reportage sur le conflit. A la suite de ce reportage, le directeur général du CRDAT, Guy Lemyre propose un boycott de Radio-Nord.le 9 octobre, Monseigneur Gérard Drainville, Évêque d'Amos nous donne son appui et fait parvenir une lettre au président de Radio-Nord, Gilles Poulin. Il dit souhaiter que l'entreprise laisse les impératifs de communications et de service à la population, prendre le pas sur des intérêts purement économiques.
le 14 octobre, Le président de la Chambre de Commerce du Rouyn-Noranda régional, M Guy Veillet, souhaite que l'Abitibi Témiscamingue s'ouvre à la concurrence pour briser le monopole de Radio-Nord.
le 15 octobre, les employés en grève de Radio-Nord se rendent manifester devant le siège social de l'entreprise à Hull, pour souligner de premier mois de grève. Des travailleurs de radio-Canada, TQS, La Presse, et le Journal de Montréal se déplacent pour donner leur appui.
Le 15 octobre, les Foreurs de Val d'Or annoncent la suspension de la radiodiffusion de leurs parties jusqu'à la fin du conflit.
Le 18 octobre, au terme de trois jours de médiation, le conflit persiste toujours. Les parties ont toutefois convenu de se rencontrer de nouveau au cours du prochain week-end.
Le 20 octobre, les municipalités de Rouyn-Noranda, Val d'Or, Amos et La Sarre font parvenir des résolutions d'appuis. Elles demandent à l'entreprise de respecter les promesses de réalisation qu'elle a fait au CRTC.
Le 22 octobre, le président de Radio-Nord, Gilles Poulin débarque en Abitibi et salue poliment les travailleurs à Val d'Or et Rouyn-Noranda. Il accepte même de se faire poser avec une affiche de grève.
Le 22 octobre, le parti de L'Action Démocratique du Québec, le Parti Libéral du Québec et le Parti Québécois s'entendent pour ne pas acheter de publicité à Radio-Nord au cours de la prochaine campagne électorale et à ne pas collaborer avec l'entreprise, tant et aussi longtemps que le conflit ne sera pas terminé.
Le 25 octobre, les négociations sont rompues après 3 jours de discussions en compagnie du médiateur, Jacques Lessard.
Le 26 octobre, Radio-Nord demande au ministre fédéral du travail, Lawrence McCauley, d'accorder au médiateur Jacques Lessard, le pouvoir nécessaire pour imposer un nouveau contrat de travail.
Le 27 octobre, les travailleurs en grève défilent dans les rues de Rouyn-Noranda.
Le 27 octobre, la fédération nationale des communications et la confédération des syndicats nationaux (CSN) jugent qu'une intervention du ministre fédéral du travail pour fixer les conditions de travail dans le présent conflit est injustifiée, puisqu'elle équivaut à enlever au syndicat le droit de négocier librement.
Le 28 octobre, les travailleurs en grève défilent dans les rues de Val d'Or.
NOVEMBRE
Le 2 novembre, Une cinquantaine de travailleurs de Radio-Nord manifestent devant le bureau des actionnaires à la place Ville-Marie de Montréal. La présidente de la Fédération nationale des communications, Chantal Larouche et le président du conseil central de Montréal (CSN) Arthur Sandborn assurent les grévistes de leur soutient.
le 2 novembre, S'adressant aux grévistes, le président de la CSN, Gérald Larose, soutient qu'il est difficile de trouver des solutions à un problème quand la tête est débranchée du corps. Toute la question du respect des employés et de la vision de l'entreprise font obstacle à un dénouement. Il croit que Radio-Nord doit adopter un virage majeur sur cette question, sinon les problèmes ne seront pas réglés lors du retour au travail. Il attribue aussi le problème au fait que Radio-Nord se retrouve en situation de monopole ce qui entraîne une certaine paresse de la part de l'employeur quand au développement de son marché.
Le 2 novembre, Le bureau du ministre du travail Lawrence McCalley rejettes la demande de l'employeur qui demandait de donner des pouvoirs spéciaux au médiateur Jacques Lessard afin qu'il impose un contrat de travail.
Le 3 novembre, Le porte parole de Radio-Nord, Yvon Bellerose accepte la décision du ministre du travail, et se dit prêt à reprendre les pourparlers, sur la base des offres faites avant le début du conflit. Sauf que ces offres ont été rejetées à 96%.
Le 5 novembre, Les municipalités membres de la MRC de Rouyn-Noranda demandent à Radio-Nord de répondre aux exigences du CRTC, en matière d'information régionale.
Le 11 novembre, Les parties reprennent les pourparlers en présence de Chantal Larouche, présidente de la Fédération Nationale des Communications (CSN) et Gilles Poulin, président de Radio-Nord.
Le 11 novembre, Le chef du parti libéral du Québec, Jean Charest donne son appui aux travailleurs en grève de Radio-Nord. Flanqué des candidats Lionel Brochu d'Abitibi-Est et Rémi Barette de Rouyn-Noranda Témiscamingue, il souligne "Il y a sûrement quelque chose de très vrai dans la cause que vous défendez. Les médias régionaux c'est très important J'espère que vous allez trouver un règlement satisfaisant. Pour faire écho à nos propos, les bons et les mauvais."
Le 16 Novembre, les travailleurs de Radio-Nord acceptent dans une proportion de 53% les dernières offres de l'employeur. Ils vont toutefois poursuivre leur lutte à l'intérieur pour le respect de leurs droits. Un coordonnateur des communications sera aussi en place pour améliorer les relations de travail.