Communiqués
Dernière mise à jour jeudi 12 novembre 1998 00:43 pm pour diffusion immédiate
Syndicat des employé(e)s en communication de lAbitibi-Témiscamingue
S.E.C.A.T. (FNC/CSN)
communiqué #3
JOUR 7: Radio-Nord se donne-t-elle les moyens de respecter ses obligations?
Rouyn-Noranda, le 22 septembre 1998.- La direction de Radio-Nord a déclaré, dans le Citoyen du 20 septembre quelle voulait sauver des emplois. Le porte-parole de Radio-Nord, Yvon Bellerose, a aussi mentionné que les employés refusaient de prendre les moyens pour améliorer le produit et ainsi augmenter les cotes découte.
Pourtant Radio-Nord ne sest pas gêné pour couper 12 postes dont huit syndiqués et quatre non syndiqués, au cours des derniers mois.
Contrairement à ce que laisse entendre la partie patronale, les syndiqués se montrent très raisonnables. Leurs demandes sapparentent au statu quo : donner un meilleur statut aux surnuméraires et aux employés à temps partiel ; accéder à un régime de pension ; augmentation salariale de 1,5% plus indice des prix à la consommation (IPC), la première année et de 0,5% plus IPC pour chacune des deux autres années du contrat.
Les employés ont fait leur part :
Rappelons que les employés syndiqués ont permis à la compagnie de récupérer 250 mille dollars lors de la dernière convention collective. Ils ont laissé tomber 4 jours de congé maladie, ils ont accepté dassumer seuls leur assurance collective, ils ont aussi renoncé pendant un an et demi au temps supplémentaire lors des reportages publicitaires en direct.
Les syndiqués de Radio-Nord se sont contenté dune augmentation salariale de 0% du 31 décembre 1993 au 1er janvier 1997. Ils ont aussi accepté une réduction de salaire au début des années 90 par le biais dun régime de temps partagé.
Radio-Nord championne des plans de compression :
Curieusement, Radio-Nord, rapplique à chaque année avec un plan de compression. Pourquoi de grandes entreprises de communication comme Télémétropole et Radio-Canada réussissent-elles à redresser leur situation en appliquant un seul plan de compression?
Pourquoi Radio-Nord choisit-elle de réduire les services à la population lors de ses restructurations? Amos na plus danimateurs radio, La Sarre nen a plus quun. Difficile dans ce contexte de refléter la vie de ces communautés. Pourquoi Radio-Nord demande-t-elle dautres sacrifices à ses employés et à la population alors quelle sapprête à dépenser des milliers de dollars dans la réaménagement de ses locaux à Rouyn-Noranda. Pourquoi lentreprise na-t-elle pas mieux géré limplantation de la Digikink (automatisation de la radio) qui lui a couté 63 mille dollars en temps supplémentaire?
Promotion déficiente :
Les employés sont très conscients quune augmentation des cotes découte améliore la santé financière de lentreprise. Ils ont dailleurs demandé à maintes reprises à la direction, lors de réunions de service, de montrer plus dagressivité dans la promotion de ses émissions, de se rapprocher de la population en étant plus présente dans le milieu. Le syndicat a répété cette recommandation au cours de la négociation. Malheureusement, ni les employés ni la population nont observé de changements à ce chapitre.
Caméramans-journalistes :
Yvon Bellerose a aussi affirmé au journal Le Citoyen que « Dans le marché dOttawa-Hull, on voit des caméramans-journalistes tous les jours et que la qualité nest pas touchée ( ) et que les téléspectateurs ne voient pas la différence ». Des citoyens nous ont dit quils voient du mépris dans cette remarque du porte-parole de Radio-Nord. De plus, ce quYvon Bellerose ne dit pas cest que les caméramans-journalistes sont implantés en Ontario et non du côté québécois. Il ne dit pas non plus que les caméramans nont pas le recul et la connaissance des dossiers pour réaliser des entrevues en profondeur. Le danger dune mauvaise appréciation de linformation et dun traitement hors contexte est plus grand.