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Dernière mise à jour dimanche 15 novembre 1998 00:31 pm                                                                     pour diffusion immédiate


Syndicat des employé(e)s en communication de l’Abitibi-Témiscamingue

S.E.C.A.T. (FNC/CSN)

communiqué #27

JOUR 43 : Le Code du Travail ne permet pas au Ministre fédéral d’imposer une convention collective aux employé(e)s de Radio Nord.

Rouyn-Noranda, le mardi 27 octobre 1998- Radio-Nord demande au Ministre fédéral du Travail de donner au médiateur Jacques Lessard, le pouvoir d’imposer aux 85 employés de l’entreprise leurs prochaines conditions de travail.

 

" C’est un abus de pouvoir que réclame Radio Nord, puisque le Code du Travail ne permet pas au Ministre fédéral d’imposer des conditions de travail aux employé(e)s de Radio Nord " dénonce le Syndicat des employé(e)s en communication de l’Abitibi-Témiscamingue. " C’est même contraire à l’esprit du Code ", selon le Syndicat, " puisque l’article 107 permet tout au plus au Ministre de prendre les mesures nécessaires pour favoriser la bonne entente dans le monde du Travail et susciter des conditions favorables au règlement des différends. La demande de Radio Nord équivaut à enlever au Syndicat le droit de négocier librement et d’exercer légitimement la grève comme moyen pour faire valoir ses revendications. "

 

" La possibilité d’imposer les conditions de travail n’existe que dans le cas d’une première convention, en vertu de l’article 80 du Code, selon le président du Syndicat, Jean-Marie Gilbert, Radio Nord n’est pas le seul diffuseur en Abitibi-Témiscamingue et la population régionale a quand même accès à l’information de la télévision communautaire, de la radio et de la presse écrite. "

 

Selon le président du Syndicat, " le boycottage de Radio Nord par les politiciens, libéraux péquistes et adéquistes, prive Radio Nord de revenus très importants, mais les partis politiques pourront quand même se faire entendre puisqu’ils ont choisi de placer leur publicité dans les autres médias, par soutien aux grévistes. En fait, l’employeur veut encore faire un coup de force contre ses employé(e)s en utilisant cette fois-ci le Ministre du travail pour obtenir une convention collective moins coûteuse et moins contraignante, qui lui permettrait de continuer à réduire ses services à la population de l’Abitibi-Témiscamingue. L’employeur a beau dire qu’il fait des ouvertures importantes en retirant sa demande de journalistes-caméramans à Rouyn-Noranda et à Val d’Or, mais il veut toujours imposer cette réalité à La Sarre et à Amos, en plus d’enlever au service de l’information sa complète autonomie, par le transfert aux animateurs de radio d’une grande partie de la diffusion des nouvelles régionales. "

 

Au cours des derniers pourparlers, l’employeur a affiché une façade d’ouverture mais il demeurait cependant nébuleux sur ses intentions réelles. La partie patronale ne veut pas non plus tenir compte du fait qu’elle a poussé ses employé(e)s vers la grève en gonflant ses demandes depuis juin dernier. L’employeur a aussi aboli une dizaine de postes pendant le processus de conciliation. Radio-Nord exige aussi que la négociation porte sur les bases qui ont été rejetées à 96% par les syndiqués en juin. Cette attitude mine le climat de confiance nécessaire au règlement de ce conflit.

 

Le syndicat croit qu’une solution négociée est préférable pour les employés et la population de l’Abitibi-Témiscamingue qui déplore la réduction des services de Radio-Nord depuis plusieurs années.

 

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SOURCE: Pierre Plouffe

Comité d'information du S.E.C.A.T.


 

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