Communiqués
Dernière mise à jour dimanche 08 novembre 1998 21:31 pm pour diffusion immédiate
S.E.C.A.T. (FNC/CSN)
communiqué #20
JOUR 32: Les politiciens de lAbitibi-Témiscamingue lancent une mise en garde à Radio-Nord au sujet des " briseurs de grève ".
ROUYN-NORANDA, le vendredi 16 octobre 1998- Les trois députés péquistes de lAbitibi-Témiscamingue ont demandé à Radio-Nord de ne pas avoir recours aux " briseurs de grève " durant le conflit de travail qui sévit depuis un mois. Selon les députés François Gendron (Abitibi-Ouest), André Pelletier (Abitibi-Est) et Rémy Trudel (Rouyn-Noranda/Témiscamingue), Radio-Nord doit adopter " un comportement corporatif qui sapparente à lesprit de la loi québécoise qui ne permet pas le recours aux briseurs de grève "
De son côté, le député fédéral de Témiscamingue, Pierre Brien, et son collègue du Bloc Québécois, porte-parole en matière de travail, Yves Rocheleau, ont déploré " le recours à des briseurs de grève dans les conflits de travail puisque cela ne fait bien souvent quenvenimer la situation ". Selon Pierre Brien, " il nest pas normal que depuis un mois, aux nouvelles télévisées, les gens de l Abitibi-Témiscamingue sachent davantage ce qui se passe à Montréal que ce qui se brasse chez eux. "
Les journalistes du Devoir appuient les grévistes
Les journalistes du quotidien Le Devoir ont donné leur appui aux employé(e)s de Radio-Nord. Le porte-parole du syndiqué(e)s, Robert Dutrisac, a mentionné que Radio-Nord " tente dimposer des changements propres à contribuer à la détérioration de la qualité du journalisme ". Il y a deux semaines, les employé(e)s de Radio-Nord avaient également reçu lappui du Syndicat des employé(e)s de Radio-Canada.
Par ailleurs, les appuis se multiplient en Abitibi-Témiscamingue. Plusieurs organismes régionaux ont écrit des lettres à la direction de Radio-Nord afin que lentrepise respecte ses engagements envers le CRTC. Les grévistes ont reçu de nouveaux appuis au cours des derniers jours : la municipalité de Mont-Brun, la Table de concertation en agroalimentaire dAbitibi-Ouest et le Regroupement des sans emplois de lAbitibi-Témiscamingue.
De plus, les employé(e)s syndiqué(e)s du Centre hospitalier de Macamic (CHSLD), ont déploré, dans une lettre aux dirigrants de Radio-Nord : " la passivité à ne pas vouloir régler ce conflit détériore de plus en plus la qualité de linformation et de toute couverture médiatique dans notre secteur de lAbitibi-Ouest ".
Enfin, la Société Nationale des Québécois estime que " la formule journaliste/caméraman se traduira fort probablement par une économie pour Radio-Nord mais cela risque beaucoup de compromettre la qualité de linformation au public ".
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