Appuis

 

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(Syndicat des Employés en Communication de l'Abitibi-Témiscamingue)

 


Val d'Or, le 21 septembre 1998, le député fédéral d'Abitibi-Baie James-Numavik, Guy St-Julien appuie sans réserve les 85 employés syndiqués de Radio-Nord, qui ont déclenché une grève générale illimitée le 15 septembre dernier. Il déclare : "Je suis en contact quotidien avec des gens de mon comté, qui déplorent le manque de couverture régionale par Radio-Nord, des gens de Matagami, Lebel-sur-Quévillon, Amos, et mÍme de Val d'Or estiment que l'information régionale est insuffisante sur les ondes de Radio-Nord". Les compressions de personnel répétées depuis des années en sont la cause directe.

Radio-Nord a enregistré des profits appréciables en Abitibi, mais n'a pas réinvesti cet argent dans la région. Ce n'est pas tout de vendre de la publicité, il faut aussi offrir en retour à la population des services d'information et de production de qualité. Le député St-Julien s'interroge également sur le transfert des centres de décision de l'entreprise. De plus , les budgets alloués à l'information et à la production commerciale sont établis du siége social de la compagnie, en Outaouais.

"La région est en train de se faire piéger", prévient-il. "Bientôt, c'est l'outaouais qui contrôlera l'information et la production sur notre territoire". Cette situation est inquiétante pour toute la population de l'Abitibi-Témiscamingue, pas seulement pour les syndiqués de Radio-Nord. J'ai l'intention d'intervenir en chambre pour demander au CRTC de s'assurer que Radio-nord respecte les promesses de réalisations livrées par l'entreprise au moment du renouvellement des licences de diffusion" a déclaré Guy St-Julien.

Guy St-Julien pressera aussi son gouvernement d'adopter une loi anti-briseur de grève. Dès le début du conflit, Radio-Nord a embauché des briseurs de grève et mandaté des cadres pour effectuer du travail syndiqué. La loi fédérale, qui régit les entreprises de télécommunications comme Radio-Nord, lui permet de le faire. Le député est en désaccord avec cette pratique "Radio-Nord devrait s'inspirer du Ministre du Travail Alfonso Gagliano". Pendant le conflit de la Société canadienne des Postes, monsieur Gagliano a refusé de faire appel à des briseurs de gréve, afin de favoriser un meilleur climat de négociations. Radio-Nord est peut-Ítre sous juridiction fédérale, mais comme elle exerce ses opérations au Québec, "elle devrait au moins respecter la loi québécoise qui empèche l'utilisation de briseurs de grève", a conclut le député. Pour de plus amples informations: Guy St-Julien, député Ottawa:(613)992-3030 Vald'Or (819)874-7719

 

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