Au fil du souvenir
Chaque fois que du coin de l'oeil je te vois
Le coeur se réchauffe au feu du souvenir
Du bon vieux temps où l'âme tout en émoi
Aimait tant vivre ne songeant guère à mourir.
Ému et ravi de tant de divine beauté
Me laissant bercer de ta douce présence,
Je me disais que la vie serait un éternel été
Comme au temps de notre première enfance.
Ces nuits passées à la lueur des bougies
Et mes yeux cherchant chaudement les tiens
Qu'y a-t-il de mieux à faire venue la nuit
Que de vivre en toi même si tu es si loin?
Il est bien beau de me perdre dans tes yeux
Et d'y voir toutes ces belles roses que tu promets!
Que m'importe si des nuages obscurcissent les cieux
Pourvu qu'il me soit toujours permis de t'aimer.
Les heures s'égrènent dans le grand sablier,
Ce coeur si las se refuse pourtant à mourir
Et bien que le glas résonne en moi et de si près
Je cherche en toi de cette vie l'intarissable élixir!
Enfant tu fus et puisses-tu toujours le demeurer
Car c'est l'innocence qui fait ton indicible beauté
Et puissions-nous au fil des jours et des années
Raviver en nos coeurs la flamme céleste du passé!
Claudio Wye
Janvier 1999