Rêverie Je l'ai vue un beau matin d'hiver Coeur heureux débordant d'ivresse Et mon âme ne pouvant se taire Cria tout haut sa profonde détresse. Que ne donnerais-je pour la revoir Automne ou hiver, été ou printemps Sous le ciel d'azur, matin ou soir Et lui chuchoter que je l'aime tant. Maintes illusions sont venues bercer Mes nuits solitaires assoiffées d'amour Et maintes fois j'ai dû implorer Pour que la nuit cédât le pas au jour. Il eût mieux valu que mes yeux Épris de tant de divine beauté Fussent l'appât de l'aigle miséricordieux Qui de ses serres m'aiderait à ne plus rêver. Claudio Wye