Rêverie

Je l'ai vue un beau matin d'hiver
Coeur heureux débordant d'ivresse
Et mon âme ne pouvant se taire
Cria tout haut sa profonde détresse.

Que ne donnerais-je pour la revoir
Automne ou hiver, été ou printemps
Sous le ciel d'azur, matin ou soir
Et lui chuchoter que je l'aime tant.

Maintes illusions sont venues bercer
Mes nuits solitaires assoiffées d'amour
Et maintes fois j'ai dû implorer
Pour que la nuit cédât le pas au jour.

Il eût mieux valu que mes yeux
Épris de tant de divine beauté
Fussent l'appât de l'aigle miséricordieux
Qui de ses serres m'aiderait à ne plus rêver.


Claudio Wye
Hosted by www.Geocities.ws

1