Larmes du souvenir La belle jeunesse n'est plus, il n'en reste, hélas! Que le souvenir des étreintes et des baisers Auprès des buissons et sous les oliviers Bercés par une brise dont l'âme ne se lasse. Que nous restent-ils de ces nuits divines Baignées de mille lumières où assouvissant Nos sens au rythme des brises marines Nous trempions nos désirs dans l'ultime océan? Notre peau si chaude et lisse frissonnait Sous nos doigts qui dans l'ensorcelante nuit Voyaient plus clair que nos yeux à demi fermés. Cette jeunesse d'ivresse, où s'est-elle enfuie? Se peut-il que nos amours se soient si tôt Et si vite fanées ne nous laissant que souvenirs Où noyer nos peines et soulager tous ces maux Qu'octroient les Parques qu'on s'acharne à maudire? Et pourtant c'était hier seulement qu'entrelacés Joignant nos lèvres jusqu'aux premières lueurs De l'aube, nous nous croyions unis à tout jamais Et que la mer n'était fait que pour notre bonheur. Oui ... Tout n'est maintenant que lointains souvenirs! Il ne nous reste plus que la nostalgie de ces étés Parfumés qui doraient jadis nos années d'élixir Et de cette île où les femmes sont de toute beauté! Mais le coeur qui résiste à l'usure du temps Se refuse à mourir; il se croit jeune et fort Et aux premiers bruissements du printemps Il se fait beau et de nouveau accueille l'aurore! Puissent nos larmes tarir à jamais nos peines Et que jaillissent en nous malgré la fin à venir Les derniers espoirs d'une vie pleine et saine Pour que sur la tombe croisse la fleur du souvenir! Claudio Wye (Mars 2000)![]()
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