Conférence de presse du WAC vendredi soir

 

Le WAC a organisé, vendredi soir, dans un grand palace de la capitale économique une conférence de presse concernant la situation du Wydad dix huit mois (18) après l’assemblée générale qui a amenée l’équipe dirigeante actuelle mais aussi de différents problèmes liés aux conséquences néfastes de la fermeture du Complexe Mohammed V et la non sélection des joueurs du championnat national en équipe nationale etc…

Le comité du Wydad au complet à l’exception de trois membres en voyage tenait aussi à faire taire les mauvaises langues et à confirmer que tous les problèmes internes de "famille" ont été aplanis. Néanmoins, les présidents de communes de Casablanca et les présidents de clubs du GNF invités par la formation casablancaise ont brillé par leur absence.

La carence des communes

Le président Sentissi et certains membres du comité wydadi ont pris la parole tout d’abord pour expliquer les raisons les ayant poussées à organiser cette conférence avant d’ouvrir les débats pour susciter les questions de la presse présente en grand nombre.

Pour les dirigeants du WAC, leur équipe, absente longtemps sur la scène nationale, se devait de reprendre la place qui est sienne surtout que l’équipe n’est représentée ni au GNF ni au comité provisoire, bien qu’elle soit le club le plus titré du Royaume. Ils devaient mettre l’accent sur la baisse du niveau du football national qui a perdu son attrait d’abord par l’absence d’infrastructure ou la présence d’une infrastructure défaillante, puis par l’absence du minima requis pour la survie des clubs et enfin par la pauvreté de l’encadrement.

De plus, disent-ils, les communes ne suivent pas, bien qu’un contrat de partenariat ait été signé entre la FRMF et les collectivités.

Pourtant, les clubs appartiennent à ces communes et villes.

Or ces dernières ne font rien pour la promotion du sport dans leur commune, quartier et dans leur ville. Elles ne font que des promesses et rien de concret. Or, le sport n’est plus une distraction mais un véritable investissement.

Me Abouzir dut parler chiffres. Tant que tous les clubs du GNF I ne sont pas assurés du "minima" de 5 millions de DH, le football ne pourra jamais avancer. Reste entendu que les clubs doivent se débrouiller pour obtenir le complément de leur budget.

Bref dit-il, le partenariat avec les communes est au point mort! pour preuve, les communes n’ont jamais participé de près ou de loin à la réfections des pelouses du WAC, du Raja, de l’Etoile etc.

Même les promesses de primes aux clubs de vainqueurs de Coupe ou champion sont restés lettre morte. Une demande d’aide minium de 200.000 DH n’a toujours pas reçu de suite.

Lors de la finale de la Coupe du Trône remportée par le WAC devant le KACM, malgré la retransmission du match et la publicité, le WAC n’a reçu que 6.000 DH. Pourtant, le groupe Darmon était chargé de collecter la publicité poursuivit Me Abouzir. Comment dit-il réduire l’écart entre l’équipe nationale en haut et les clubs du GNF en bas si on continue à prélever des sommes énormes sur les recettes des clubs : 6 % au GNF + 15 % à la communauté urbaine + 1,30 DH par billet à la ligue etc…?

la saison dernière sur une recette brute de 5 millions 700.000 DH, le WAC n’a perçu en net que 3 millions 150.000 DH. Tout le reste a été retenu. Ce qui n’est pas normal. Pour sa part Me Djikhi a axé son intervention sur les problèmes des recettes de l’équipe qui ont baissé cette saison dans une large mesure.

Fermeture du Complexe Mohammed V

En dehors du contrat du sponsor (la B.P), les autres recettes sont minimes : adhérents : 500.000 DH, droit publicité : 500.000 DH, droit des transferts (irrégulier), l’école et surtout les recettes des matches.

Mais dit-il, avec la fermeture du Complexe, les recettes ont baissé beaucoup. Quand au Complexe Larbi Zaouli, la majorité des supporters n’y vont pas. Manque de structure d’accueil, d’aire de stationnement, de sanitaire et la majorité le trouve trop loin du fief des supporters : Ancienne Médina et Derb Soltane.

Le WAC n’arrive pas à couvrir les frais d’organisation et souvent, il reste débiteur des frais d’hébergement en hôtel la veille du match.

M. Belkacem qui prit la parole, déclara que le WAC n’a pas été consulté pour la fermeture du complexe. Certes, dit-il, on ne peut nier le gros travail fait par la FRMF mais force est de reconnaître que le GNF est dirigé par des gens n’ayant aucune relation avec la gestion quotidienne des clubs. De son côté, le Dr Sentissi a mis en relief le nombre de familles que le WAC fait vivre (plus d’une centaine). Et pourtant, dit-il, en tant que club sportif, il doit payer les droits de douane et la TVA alors que les sociétés de tourisme en sont exemptes. Est-ce normal?

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