Mes amis avaient organisé un dernier voyage en France. Une nuit ,nous étions en train d'appeler des fantômes quand tout à coup, la tête d'un homme noir est apparue devant mes yeux. Il m'a dit que maintenant qu'il m'avait trouvée, qu'il ne me quitterait plus. J'ai voulu ouvrir les yeux mais c'était impossible. Après quelques secondes il y avait un flash et j'ai pu les réouvrir.
Tous les jours suivants, j'ai rêvé de l'homme. Rentrée chez moi ,j'ai tout raconté à ma mère qui m'a dit c'était la nervosité avant mon départ.Toute la semaine avant le départ, l'homme m'a dit que finalement j'irais le visiter. J'avais peur, mais j'étais surtout troublée et curieuse. Le matin du départ, j'ai pris l'avion à 5h du matin et en volant, je me suis endormie. Je n'ai pas vu l'homme, mais un nom est resté dans ma tête: Kitéga.
Arrivée au Burundi, Jean de MSF est venu me chercher,et il m'a montré la maison . Il m'a dit qu'il voulait toujours m'aider si j'avais des problèmes ou des questions . Je l'ai remercié et je suis allée dormir. Pendant la nuit, je me suis réveillée me souvenant d' une adresse. Sans savoir pourquoi, j'ai pensé que c'est adresse était la solution à mes rêves. Le lendemain, je me suis levée très tôt, j'ai réveillé Jean et je lui ai demandé de me conduire chez Kitega.
D'abord ,il a refusé mais enfin, il a consenti. Arrivée là, j'ai vu des malades partout dans la rue, j'étais abasourdie . Jean a dit que la ville comptait trop peu d'habitants pour y envoyer des médecins. Arrivée à l'adresse, j'ai vu une cabane avec une plaque d'un magicien. J'ai demandé à Jean de m'attendre et j'y suis entrée. Il avait peu de lumière à l'intérieur donc j' avais peur, bien que je sache que j'étais bien près de la solution.
Tout à coup j'ai vu bouger quelque chose, une tête s'est tournée vers moi et je me suis mise à crier: c'était la tête de mes rêves. Il me regardait avec un sourire. Il m'a dit qu'il savait que je viendrais. Il m'a appelée dans mon inconscient parce que son village avait besoin d'aide. Nous avons parlé pendant une heure et demie et quand je lui ai demandé pourquoi il m'avait appelée comme ça et pas d'une façon normale, il m'a répondu:" Les occidentaux ne réagissent plus aux cris humains des pauvres, ils ne sont intéressés qu'aux journaux qui ressemblent à des films d'épouvante."
Je ne l'ai pas contredit, mais j'ai commencé à former des plans pour un poste médical dans la ville. Katrien Matthijs
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