C'était un samedi soir. La boum était encore en pleine d'ambiance, mais moi, je me sentais terriblement fatiguée. J'ai demandé à mes amis s'ils voulaient rentrer à la maison, mais ils ne m'entendaient pas. Moi, je ne pouvais plus tenir le coup, je ne sentais plus mes jambes. Qu'est-ce que j'avais quand-même, c'était comme si j'avais pris de la drogue. Mais non, je ne suis pas ainsi. Ca jamais!!! Je suis sortie sans dire au revoir à mes amis. Voilà, le chemin à la maison était encore très loin et je réfléchissais comment était-ce possible que je sois si fatiguée? Tout à coup, je me suis rendu compte que Karel avait tenu mon verre, pen- dant que je refermais mon lacet et peut-être avait-il mis quelque chose dans mon verre. Non, impossible. Pas lui, ou quand même? En marchant tout droit, je voyais un peu trouble. En effet, le chemin, le plus court m'échappait. J'ai choisi de prendre la grande route. Mais tout à coup, je me suis aperçue que je devais prendre la route à gauche. Une toute petite rue très sombre et calme. Tout à coup, j'ai entendu quelqu'un marchant derrière moi. Je réfléchis- sais: marche tout droit, simplement, ne te retourne pas... Soudain, j'ai senti une main sur ma bouche. Mon coeur commençait à battre très fort(donc, ma tension artérielle augmentait), je transpirais excessivement. J'ai crié aussi fort que je pouvais, mais c'était impossible de prononcer un simple ton, comme si ma gorge était étranglée. A ce moment-là, j'ai utilisé toutes mes forces. Incroyable comme on est fort quand on est en panique. J'ai mordu cette main, ainsi j'ai pu respirer à nouveau. Je me suis retournée et j'ai donné un coup de pied en plein ventre. Impos- sible de voir son visage parce qu'il était masqué. J'ai couru si vite que possible vers la grande rue en espérant voir quelqu'un Il courait après moi. Je tremblais de peur, j'aurais dû rester à la boum. Ma fatigue et mes frissons avaient disparu d'un seul coup. Il m'a saisi à nouveau. Je l'ai tapé partout et je lui ai donné des coups de pieds. Soudain, je l'ai vu par terre en train de gémir. Je lui ai fait probablement beaucoup de mal. Ensuite, j'ai couru vers une cabine téléphonique pour avertir la police. Cinq minutes après, les policiers étaient là, ce que je n'avais jamais at- tendu. Le violeur s'est levé et s'est échappé dès qu'il a entendu la sirène. Mais il a heurté un passant. Les voilà, tous par terre. La police lui a mis les menottes et l'a emmené. Personne ne s'occupait de moi, alors j'ai téléphoné à la maison. Maman est venue très vite me chercher. Je n'ai jamais eu aussi peur que cette soirée-là. Après cet incident, je ne sors plus jamais seule.
Katrien Gryson