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Il n'y a pas toujours que l'école qui compte!
Voici une présentation du "SALON DE CORRESPONDANCE AMNESTY" de Sarah.
Je suis déjà membre d'Amnesty International depuis l'âge de 12 ans (maintenant j'ai 16 ans).
Avant, je ne le faisais pas si intensément comme je le fais maintenant.
Au début, j'allais écrire une fois par mois chez Ward qui était responsable d'Amnesty de notre commune (et j'étais toujours la seule personne qui venait écrire).
Un jour, Ward a dit qu'il allait arrêter ce "salon de correspondance" et il m'a demandé si moi, je voulais prendre la relève.
Alors je l'ai fait et maintenant c'est moi qui suis la responsable de notre commune. J'ai réussi à étendre ce "salon de correspondance".
Chaque mois des jeunes viennent écrire chez moi et le mois passé, nous avons brisé notre record, nous étions 23 personnes !!! Ma mère et mon père sont très fiers et ils me soutiennent vraiment.
Quelqu'un a déjà fait une interview sur moi parce que ce n'est pas évident qu'une fille de 15 ans (j'avais15 ans quand on m'a interviewée) organise un "salon de correspondance".
Voici ce qu'on a écrit:
ESPERER N'EST PAS SUFFISANT
Que tous ceux qui chicanent sur "la jeunesse de nos jours" aillent une fois visiter le salon de correspondance d'Amnesty de Sarah. Je les défie, convaincu qu'après une heure ils auront changé d'avis, guéris de leur allergie à la jeunesse.
Les joues rouges et le regard timide de Sarah vous mettent en défaut. Mais cette jeune fille sait vachement bien ce qu'elle veut. Une fois qu'on soulève ce voile de timidité, elle se profile comme un teenager conscient et engagé.
"Stop stinking, start thinking", voilà le slogan qui se trouve à la fenêtre de la chambre de Sarah. Et penser, ça, elle le fait! Grâce à ça, un rajeunissement complet du salon de correspondance de Wommelgem s'est produit.
Le petit groupe minuscule de personnes qui de ce temps là écrivait des lettres pour Amnesty ne savait pas où aller quand la salle paroissiale, leur local pour écrire, a fermé ses portes. Tout abandonner semblait être la seule alternative. Sarah possédait heureusement d'assez d'enthousiasme pour recréer le salon de correspondance d'une toute nouvelle manière. Celui qui ne croit pas en un "deus ex machina", devra revoir son avis.
Ecrire, voilà ce qui est le but de Sarah, de sa soeur et de ses amis mais la seule question était "où"? Le plus important, c'est que ça reste agréable. Des salles de paroisses froides et désagréables, Sarah ne voulait plus en entendre parler. Voilà pourquoi à la maison Franck, une fois par mois, il y a une invasion d'Amnesty. Les jeunes écrivains occupent le living, mettent un CD et se mettent à écrire avec un crayon et du papier. Il y a de la musique, des taquineries, des rires, du chips et de la limonade, mais tout le monde écrit! Lettre par lettre ,les lettres en espagnol ou en anglais sont recopiées, pendant que les bougies brûlent. Ces soirées sont moins amusantes pour maman et papa Franck, qui mangent debout dans la cuisine, parce que les visiteurs ont besoin des chaises. "Il n'est pas confortable d'écrire sans chaises et sans table. Mais la nourriture de maman est toujours bonne, qu'on soit assis ou debout."
Après une bonne heure, Sarah tient le paquet de lettres entre ses doigts. "Papa les met à la poste, parce que je les pose sur son bureau parmi les autres lettres. Ainsi, lui aussi fait quelque chose. De temps à autres je mets un formulaire de virement bien en vue." Sarah n'a que 15 ans, mais de sensibilisation, elle en connaît quelque chose! "Il y a beaucoup d'injustice dans le monde, espérer que tout s'améliorera un jour n'est pas suffisant, il faut également faire quelque chose. A l'école, j'essaie de convaincre les copines, mais elles ne croient pas qu' il y a des gens martirisés et qui disparaissent. Elles me trouvent un peu folle, beaucoup d'adultes aussi d'ailleurs, mais cela ne me touche vraiment pas. Il m'est impossible de rester sans rien faire. Je n'ai pas encore d'argent, donc j'écris."
     
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