Le Babillard
The Billboard
nom/name: Isabelle
catégorie/category: autre
date: le 30 décembre, 1996
Je suis une romantique, une amoureuse
éternelle, morte d'avance et en retard d'un siècle, mais
le destin est là quelque part pour moi... dans le fond d'un océan
bleu comme mes yeux, je rêve de tout, de l'impossible. Mais pour
moi la vie est mon amie et le présent est mon ennemi. Je rêve...
nom/name: Isabelle
catégorie/category: poème
date: le 30 décembre/December,
1996
Jardin
Sapin baumier des temps
déserts
Pleure, pleure comme
la mer
Marguerite vierge des
temps obscurs
Danse, danse comme la
pluie
Saule pleureur des temps
mordernes
Chante, chante comme
le vent
Fleur de soleil des
temps magiques
Tremble, tremble comme
la nuit
nom/name: Jocelyne
catégorie/category: poème
date: le 26 janvier/January, 1997
L'herbe tendre
La rage du prisionnier
Poussant tous deux sous la
muraille
nom/name:
Jenny
catégorie/category: poème
date: le 2 février/Frebruary, 1997
I've been in love, I mean
really in love
When everything was fine,
He ran away from me for no
reason at all
When I decided to run away,
He took everything from me,
My true love,
My heart, and the feelings,
I had for him and only for
him
Mow here I am
Crying in the dark,
All alone,
no one to comfort me,
I really miss you,
Why can't it be like it was,
'Cause I care for you...
Voici mes poèmes.....
Parcours rapide
Réveil d'une
saison endormie
Toi néant
Bohème
À elle de moi
Un oiseau
J'aurais voulu
Derrière la
porte
Platitude
Le nostalgique
Réveil
d'une saison endormie
C'est le printemps,
les bourgeons se pointent,
les saletés de l'hiver
jettent une hideur sur le
charme de l'été
moi, je suis dans le printemps,
jettez vos ordures sur moi,
j'n'dois pas parler,
c'est correct...
j'vous accuse de rien...
...l'été s'en vient
comme le noir à l'index des
blancs;
je suis aux aguets,
comme le coq qui a le cri rauque
le matin;
je me fais pointé,
comme le p'tit oiseau qui quitte
le nid pour son premier vol,
je trébuche,
mais je veux voler.. du moins, j'essaie
Enlevez vos nuages,
disparaissez de ma trajectoire obstacles
maudits,
vous m'encombrez,
c'est maintenant à mon tour
de vous dire,
taisez-vous!
j'veux écouter le bruit de
silence ou plutôt le vent,
c'est bien plus beau que toutes
vos injures,
vos préjugés...
Alors, j'vous prête mes chaussures,
portez-les,
dites-moi si vous êtes confinés,
ou bien que vous y respirer la liberté
pour l'instant, je dois changer
de pointure,
j'veux courir les champs,
vous fermer la gueule,
en attendant l'été....
Toi néant
Lorsque torrents,
et pluies diluviennes
étaient au point de déclencher,
les yeux secs,
un noeud au coeur,
tu t'es replié.
Lorsque soleil
et rayons ardents
étaient au point de tout
illuminer,
les idées brouillées,
une lueur dans les ténèbres,
elle ne t'ont jamais éclairé.
Lorsque brise
et bise soufflant
étaient au point de tout
arracher,
sourire feint,
une fière posture
ainsi on t'a connu.
Lorsque froid
et verglas venus
étaient au point de tout
geler,
le masque de porcelaine s'est fracassé,
une mine basse,
oui, on t'a reconnu.
Bohème
Planche à dessin;
je barbouille
stylo;
j'écris,
oiseaux;
ils m'énervent
le temps;
il passe trop vite,
la vie;
une perte de temps,
elle;
elle ne sait pas ce qu'elle fait
mur;
sur celui-ci se frappera-t-elle
le nez?
espoir;
j'espère qu'elle se réveille
car,
gaffe;
elle vient d'en faire une,
moi;
j'attends,
j'observe,
je barbouille...
À elle,
de moi
Toi,
moi,
les idées les plus farfelues
les plus aveugles...
les miennes
bousculent les tiennent
Faute de sommeil,
cernés sont mes yeux
regrets d'hier
sanglots d'aujourd'hui
demain indécis
Brouillard épais,
orage sur mes pensées,
ici, quelque part
tu m'apparais
où nuances et ombrages
s'obstinent.
Un oiseau..
J'aimerais être un oiseau...
partir en exode à Paris
piétiner les jolis parcs,
étoufflés de fleurs
qui dansent à la douce brise
matinale,
emportant la fragrance des petits
villages,
ce qui me donnerait le goût
de repartir...
culminer dans le ciel,
échanger avec les nuages,
et redescendre observer le paysage,
écouter la sérénité
du silence,
que dégage les regards des
amoureux.
J'aimerais être un oiseau...
pour rendre visite au boulanger,
qui s'empresse de faire du pain,
avant l'aurore du matin.
Mangeant quelques miettes,
j'irais ensuite faire le défilé,
déballer mon plumage coiffé,
de teintes douces et belles à
regarder,
montrer mon bec, mes ailes,
mais, peut-être serait-il
mieux,
d'aller rendre visite à meilleurs
amis, les félins,
et leur remplir les yeux d'un festin,
ou d'aller égayer les petits
enfants,
en faisant le bout-en-train,
ou même me reposer,
au fond d'un nid et confortable,
perché sur la plus haute
branche,
d'un chêne qui ne craint pas
le temps et...
J'aimerais être, j'aimerais...
redescendre de ces nuages
qui m'ont emporté le sang
froid,
et de trouver l'utilité de
ce crayon,
et bout de papier éparpillé
sur la table...
J'aurais voulu
J'aurais voulu crier,
Je ne sais pas pourquoi j'ai écrit
ce poème, car je me suis mis dans la peau d'un vieillard qui regrette
son enfance... J'avais 15 ans lorsque
j'ai écrit ceci:
crier, crier, crier,
crier pour tout casser,
crier pour réveiller la société,
oui j'aurais voulu...
J'aurais voulu pleurer,
pleurer pour en éclater en
sanglots,
pleurer et pleurer encore,
pleurer pour remplir les ruissaux
asséchés,
oui j'aurais voulu...
J'aurais voulu aimer,
aimer et aimer encore,
aimer afin d'être aimé,
aimer les délaissés,
oui j'aurais voulu...
J'aurais voulu sauter,
sauter et sauter encore,
sauter de joie,
sauter comme les enfants,
oui j'aurais voulu...
J'aurais voulu sortir sur les balcons,
crier aux gens de cinquante ans,
que j'en avais quinze, et j'avais
le temps
de crier, pleurer, aimer et sauter,
oui, j'ai trop voulu...
à quoi bon revenir sur le
passé,
j'en ai maintenant cinquante....
Derrière
la porte
Derrière la porte,
je me tenais.
Derrière la porte,
mes angoisses m'ont envahi.
Derrière la porte,
ma peur m'a rongé.
Derrière la porte,
La gène m'a empêché.
L'autre côté,
j'ai découvert,
oui,
j'ai découvert, le monde.
Platitude
Près de l'arbre,
Des amoureux s'enlacent,
Près de ceux-ci,
Un chansonnier,
Fredonne quelques aires apte à
faire
rêver,
À côté,
Fleurs fleuries se dandinent,
S'exhale d'eux un parfum,
Aromatisant,
Cette brise qui fait flotter tous
ces oiseaux,
Spectacle infini,
Là-bas, en arrière-plan,
Clarté rouge-orangé,
s'estompedans les ténèbres assombries,
Formant ainsi,
Une toile rêvée d'artiste.
Et moi, ici,
Seul,
Noyé dans un mutisme,
Soif des mots,
Soif de vivre,
Ici,
moi,
j'écris...
Le nostalgique
Il vit dans le passé,
Il pense à hier,
Le lendemain l'importe peu,
Hier l'intéresse.
Dans sa coquille,
Il s'est éteint,
hier.
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